coup de tonnerre à l’assemblée nationale !

Le 19 mai sur France Inter, le député La République en Marche et ex-candidat à la mairie de Paris et du XIVe arrondissement Cédric Villani a déclaré quitter le groupe majoritaire à l’Assemblée nationale pour en créer un nouveau.

Villani, Batho, Orphelin... qui compose le 9e groupe qui fait perdre à LREM sa majorité

Cédric Villani, Delphine Batho, Matthieu Orphelin / Image HUFFPOST

Ce neuvième groupe, composé pour l’instant de 17 députés, sera intitulé « Ecologie Démocratie Solidarité ». Tous les députés du groupe sont des membres ou ex-membres de la majorité présidentielle, à l’exception de l’ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho.

Les 7 députés encore membres du groupe LREM qui quittent la majorité présidentielle lui font perdre la majorité absolue en passant sous le seuil de 289 députés. En effet, le groupe se réduit de 295 à 288 députés.

Evolution de la répartition à l’Assemblée Nationale LREM en jaune; EDS en vert; MoDem en orange / Graphique Wikipédia

Cependant, LREM n’y perdra que très peu, car elle est soutenue par le groupe MoDem, qui compte 46 députés. Le groupe pourrait aussi retrouver sa majorité par le retour de la suppléante de Mr Gaillard, élu maire, qui avait quité LREM.

Enfin, les rumeurs qui circulaient sur la création de ce nouveau groupe dans l’aile gauche du macronisme annonçaient un groupe beaucoup plus important, de l’ordre de 58 députés. C’était donc bien au dessus de la réalité. Certains considéreront donc cela comme un semi-échec.
Noé


Confinés mais pas tout seuls ! Merci à Noé de On se dit Tout, de continuer à nous tenir informés.

pourquoi ?

Salut à toi, cher lecteur de l’autre côté de ton écran,

Cela fait une semaine que nous sommes déconfinés, et, j’ai bel et bien remarqué quelques changements par rapport à la quarantaine :

  • Les gens ont arrêté d’applaudir à 20h, on en a plus que 3 qui continuent dans le passage. Pourquoi ?
  • Les gens sortent plus volontiers de chez eux. Pourquoi ?
  • Les gens sont beaucoup plus proches les uns des autres dans la rue. Pourquoi ?

Moi, ma vie n’a pas beaucoup changé ces derniers temps. J’ai pu voir des amis (en respectant les normes de sécurités, hein), mais sinon c’est toujours la même journée (ce qui me fait penser au film « Le jour de la Marmotte » avec Bill Murray). L’un de mes plus grands regrets du confinement, c’est que l »Eurovisioa été annulée. 

Que les Nargoles soient avec toi, jeune padawan🖖.

Lumos🐈.

l’argent de poche, de François Truffaut

Merci le confinement qui m’a permis de me rassasier de plusieurs films cultes et connus en DVD ou en virtuel !

J’avais déjà vu L’Argent de poche de François Truffaut dans un petit cinéma, le Brady, il y a 2, 3
ans. J’ai eu envie de le revoir aujourd’hui et d’en garder un souvenir plus détaillé, d’en faire une
analyse. Ce film retrace l’histoire de plusieurs écoliers, résidant dans la même petite ville, Thiers, et étudiant dans la même école et la même classe. En gros, si je vous fais un petit pitch, il retrace surtout l’histoire de deux personnages : Patrick, un garçon aisé, amoureux de la maman de son meilleur ami Laurent, et Julien, enfant en situation précaire, vivant dans un taudis avec des tuteurs alcooliques, et volant des objets pour subsister. D’autres séquences, avec d’autres enfants sont aussi présentes, comme avec le petit Gregory par exemple, qui tombe d’un étage avec sa réplique culte « Grégory a fait boom ! ».
C’est un film que j’ai adoré, aussi bien du point de vue cinématographique que du point de vue
philosophique et social. Oui, car les histoires de chacun des écoliers sont touchantes, si ce n’est drôles à certains moments, et suivent toutes la même ligne, le même fil, comme si elles ne faisaient qu’un.
Du point de vue philosophique, car certaines phrases (des adultes surtout, non pas des enfants) offrent de très bonnes leçons de vie concernant l’enfance (je vous mettrai des extraits en bas).
Du point de vue social, aussi, car chaque enfant a sa propre histoire, chacun affronte les difficultés de la vie, mais tout le monde avance, main dans la main (on est un peu au pays des Bisounours mais aussi dans la vie réelle où il y a quand même des difficultés qui font obstacle).

Selon moi, pour ce film, Truffaut s’inspire en partie d’Alfred Hitchcock pour lequel il éprouvait une grande admiration. Pourquoi ? Parce qu’il « recopie » en quelque sorte ses caméos (plans très rapides où l’on voit le réalisateur pendant quelques instant, sa « signature » en quelque sorte).
Truffaut apparaît ainsi brièvement, assis dans une voiture au début du film et son cinéma s’apparente à celui d’Hitchcock en utilisant des plans longs, beaux, concernant l’enfance (même si pour Hitchcock, cela concerne le meurtre, pas l’enfance).

Il me semble aussi qu’en parlant d’enfance – et de l’enfance comme d’une chose légère, belle, essentielle à la vie et primordiale, son « esprit cinématographique » a pu inspirer Spielberg, dont il est devenu l’ami, cette même année 1976 où sortait L’argent de poche, et où Truffaut était engagé comme acteur pour jouer dans Rencontres du 3è type.

Camille


Extrait n°1

Extrait n°2

Bonus : la chute de Grégory

 

lettre à Oops

Coucou,

J’espère que tu vas bien, et que tu es encore vivant (désolée si je te tutoie, je ne connais pas les formules de politesses félines… Euh, pour info, cette lettre s’adresse à une bestiole poilue quadrupède, autrement appelée chat.)

Je ne te connais pas, et ne te connaîtrai probablement jamais. Pour ce que j’en sais, tu t’es perdu il y a un moment et depuis, tes maîtres collent des affiches partout. C’est pas très sympa de les avoir lâchés en plein confinement, mais peut être que tu avais tes raisons (Nuage d’Oops, impliqué dans la guerre des clans de Paris ? Sait on jamais…).

Pendant ton absence, il s’est passé pas mal de trucs. Au cas où tu n’aurais pas suivi l’actualité, je vais te faire un petit topo. Fin 2019, un virus est apparu en Chine et, au début, est passé plutôt inaperçu. Jamais nous n’aurions imaginé que cela prendrait une telle ampleur. Mais bon, ça, tu le sais déjà. De plus en plus de gens ont été contaminés, et ça s’est transformé en pandémie mondiale. En France, le gouvernement a mis un moment à réagir, puis a du faire face à un petit problème : des stocks de masques et de matériel avaient été constitués et conservés pendant des années, mais une dizaine d’années auparavant, il avait été décidé de s’en débarrasser, car ils étaient jugés inutiles. Résultat : les soignants étaient sous-équipés. On s’est tous retrouvés confinés pendant un mois et demi. Et tu as pris la poudre d’escampette. Les magazines people ont été bien embêtés, car ils n’ont pas eu grand chose à raconter pendant un moment (exception faite pour la naissance d’un bébé au nom improbable, que je tairai ici par souci de préserver son anonymat). Toutes les sorties de films, livres, etc. ont été repoussées et les gens ont commencé à s’ennuyer. Et moi je me suis mise à écrire des textes sur ma vie grandement intéressante.

Au fond, je te comprends : passer plus d’un mois à voir toujours les mêmes têtes, c’est dur. On se prend le bec (ou le museau), on boude et quand un chat boude, il s’éclipse. Mais maintenant, tu peux revenir, la crise est passée. Les écoles commencent à rouvrir (pas ici, mais bon), les gens à sortir. Un peu trop d’ailleurs. Hier, les trottoirs étaient bondés. Difficile de circuler pour une petite bête comme toi.

Vous devez bien rire devant nos bêtises, vous, les chats. Mais ne dit-on pas que l’erreur est humaine ? C’est normal, c’est nous qui sommes en train de détruire la planète…

Bref, rentre vite chez toi tant qu’il est encore temps.

Chalut,

Azadée

PS : Pour ceux qui auraient raté Oops, il vous a été présenté dans cet article : Ma vie, des films


Tant que nos vies n’auront pas repris un cours « normal » et que chacun n’aura pas la possibilité de ré-intégrer sa rédaction respective, nous avons décidé de rester groupés pour continuer à faire vivre le Journal de nos (dé)confinements. C’est pourquoi Au Menu du Canard continuera à accueillir les articles d’Azadée, rédactrice de Veni, Vidi, Valmy, le journal du collège Valmy.

enfin(s)

Avec ce déconfinement, je me sens enfin respirer, même si c’est au travers d’un masque. Je peux enfin revoir mes amies. Enfin sortir de ce périmètre. Enfin entrer dans une boutique (d’ailleurs, c’est la cata, je suis entrée dans une librairie et déjà je vois fondre mon porte monnaie…). Enfin me balader toute seule. Il reste un tas d' »enfins » que j’attends avec impatience (enfin aller au cinéma, revoir le reste de ma famille, retourner à la bibli tester ma nouvelle carte, retourner  au collège qui m’a quand même un petit peu manqué, voir l’été arriver en étant dehors et pas dedans, partir en vacances…) mais on peut maintenant les apercevoir et tenter de les effleurer du bout des doigts. J’étais même contente de revoir mon orthodontiste !

J’espère vraiment qu’on ne va pas être reconfinés, mais il y a quand même de fortes chances, vu le monde qu’il y a dans les rues. Hier, j’ai entendu une grosse bagarre / dispute dans la rue, ça faisait longtemps. Ce retour à la normalité fait un peu peur mais est en même temps réconfortant. Et maintenant, je reconnais mes voisins d’en face quand il penchent la tête par la fenêtre en même temps que moi par curiosité !

Azadée


Tant que nos vies n’auront pas repris un cours « normal » et que chacun n’aura pas la possibilité de ré-intégrer sa rédaction respective, nous avons décidé de rester groupés pour continuer à faire vivre le Journal de nos (dé)confinements. C’est pourquoi Au Menu du Canard continuera à accueillir les articles d’Azadée, rédactrice de Veni, Vidi, Valmy, le journal du collège Valmy.

trop de choses à raconter

Trop de choses à raconter…

Premièrement, j’ai battu mon record de confinement : j’ai réussi à faire 10 allers-retours en courant rue Meslay. Ce qui veut dire que j’ai fait 11 000 m sans m’arrêter. Je suis très fier de moi. 🤗

Deuxièmement : j’ai terminé le générique d’un film d’horreur sur IMovie. Je me prépare à faire le film avec Mylan (vous pouvez voir ses dessins dans la rubrique dessin).

Troisièmement : toute ma famille s’est réunie sur zoom.
Mon grand-père est tellement nul en informatique qu’il a fallu 20 min pour lui faire installer l’appli. Ensuite, en essayant de voir une personne qu’il ne voyait pas, il a découvert la capture d’écran. On lui a dit qu’il serait capable de réparer les dégâts technologiques du monde entier.
Mon père, lui, comprenait les phrases de travers et faisait des blagues nulles mais super marrantes.
On a quand même réussi à discuter 1h30. On était 20 un truc comme ça.

Nathan (au quotidien. Le retour)

le jour d’après

 Salut à toi, cher lecteur de l’autre côté de ton écran,

 Avant-hier, on a été déconfinés, et…

… ÇA NE CHANGE PRESQUE RIEN ! Les lieux publics sont toujours fermés, on ne peut se rassembler qu’en suivant des règles très strictes, on est, pour la plupart, toujours en télétravail… J’ai besoin d’humains (et quand je les aurai, je me plaindrai de leur présence) ! Aujourd’hui, j’ai pu faire un tour avec une amie, mais je l’avais déjà croisée pendant le confinement, donc, intérêt zéro. 

S’il y a bien une raison pour laquelle j’aimerais beaucoup reprendre une vie normale, c’est que je lis moins, confinée, et je ne suis pas la seule. À la place, je regarde des … des… des… je-ne-sais-pas-vraiment-ce-que-c’est sur Internet, ou je dessine. 

Que vous dire de plus? Avant-hier, on a regardé Total Recall, un très bon film de science-fiction. Évidement, les effets spéciaux datent un peu, mais l’histoire nous tient en haleine jusqu’à la fin.

Que les Nargoles soient avec toi, jeune padawan.🖖

Lumos🐈.