trans ? genre…

Jeudi dernier, on apprenait que l’agresseur de Julia Boyer, Seddik A., avait été condamné 22 mai à 10 mois de prison dont 4 avec sursis.

Julia Boyer est cette jeune femme transgenre s’était fait agresser le 31 mars dernier sur la place de la République, à Paris, en marge d’un rassemblement contre le président algérien Abdelaziz Bouteflika. L’événement avait été très médiatisé à l’époque déjà parce qu’il avait été filmé et diffusé largement par les réseaux sociaux et, 2è raison, parce que Julia Boyer avait décidé de porter plainte et de témoigner courageusement, publiquement dans Libé.

Elle l’a fait en son nom, mais on peut dire aussi que cette jeune femme a témoigné pour toutes les personnes transgenres qui se font quotidiennement harceler et maltraiter avec parfois une grande violence. Grâce à ce procès, on espère que les gens vont se rendre compte du mal que l’on fait au gens transgenres et qu’à la transphobie comme à l’homophobie on dit STOP !

Lélé

Artemis Fowl, le super anti-héros !

Salut à tous les petits canards (et les grands aussi). Aujourd’hui je vais vous présenter un livre qui s’appelle Artemis Fowl.

Artemis Fowl, c’est un héros, un garçon irlandais de 11 ans pétillant de malice, qui veut absolument renflouer la fortune familiale… en utilisant des méthodes peu recommandables. Artemis, étant un garçon unique en son intelligence, il l’utilise pour récupérer tout l’or qui permettait aux Fowl d’être milliardaires… Mais, comment va-t-il faire ?

L’Irlande étant le pays fascinant des légendes sur les « leprechauns » et leurs lingots d’or enterrés sous les arcs-en-ciel, Artemis Fowl comprend que, sous terre, il existe bien plus que les histoires délirantes des irlandais : des elfes, des farfadets,.. tous si bien organisés ! Ces FARfadets (les Forces Armées de Régulation auxquelles sont rattachés les Fées Aériennes de Détection) risquent un grand danger : Holly, une de leurs membres, a été capturée par le jeune Artemis et son serviteur Butler. Les membres des FAR et des Fées Aériennes de Détection seront-ils prêts à céder leur précieux or à ce Fowl pour récupérer l’une de leurs membres ? Car Artemis est lui, est prèt à TOUT pour restaurer la fortune de sa famille…

Une série de livres passionnants, écrits par Eoin Colfer, au nombre de huit. N’hésitez surtout pas…

Manel

il est parti rejoindre Jean de la Lune…

Les trois Brigands, le Géant de Zeralda ou encore Jean de la Lune, vous connaissez tous le célèbre dessinateur Tomi Ungerer. Le 9 février dernier, celui qui a bercé notre enfance (qui n’a pas lu un de ces livres ou vu une adaptation de l’un d’eux au cinéma ?) est mort d’une crise cardiaque à 87 ans.

Avant d’avoir travaillé pour les enfants il était dessinateur satyrique et travaillait pour les adultes (et quand je dis « adulte », c’est (très) « adulte » puisqu’une grande partie de sa production était des dessins érotiques).

Pourquoi ces albums, parmi tous ceux que nous avons lu petits nous ont-ils tant plu et continuent-ils à nous accompagner ? Peut-être déjà, parce qu’ils se terminaient tous très bien, même si au départ de ces histoires on aurait pu s’attendre au pire: un ogre cruel rencontre une petite fille et… il se marie avec elle, des brigands pillent des convois et… ouvrent un orphelinat pour accueillir des enfants abandonnés. Les dessins sont très expressifs, très « simples » à comprendre. Très colorés aussi.

Merci Tomi d’avoir nourri notre imaginaire et de nous avoir aidés à grandir !

L’Étranger

ça commence par nous (faire les poubelles #2)

Lors du premier article de cette trilogie, nous vous avions parlé du projet éco-collège. Aujourd’hui, nous continuons dans le même esprit en vous parlant de Julien Vidal :

Julien Vidal a 31 ans, il est né à Grenoble c’est un humanitaire. Il est resté 2 ans à Bogotá (Colombie) en mission, puis 2 ans aux Philippines. Il a vu les dégâts des nombreux typhons qui ont ravagé le pays et il s’est dit : « Et si toute cette catastrophe, c’était aussi à cause de moi ? » Il est donc rentré en France et s’est engagé pour modifier ses habitudes du quotidien et changer le monde. Avec le blog qu’il a créé, « ça commence par moi « , il nous incite tous à faire des gestes pour la planète à travers des centaines d’actions simples, rapides et non/peu coûteuses. En voici quelques-unes que nous avons sélectionnées pour vous :

  • Je colle un stop pub sur ma boîte aux lettres : en moyenne, 40kg de papier publicitaire sont jetés par foyer et par an !
  • Je passe au savon de Marseille : les gels douche sont remplis de produits chimiques et produisent des déchets par leurs emballages.
  • J’ai toujours ma gourde avec moi :  cela évite d’utiliser des bouteilles en plastique qui produisent des déchets.

Grâce à son blog, nous avons aussi découvert la Earth Hour, une heure dans l’année où l’on n’utilise aucune électricité ! Cette année, ce sera le samedi 30 mars de 20h30 à 21h30 !

À Paris, il existe une « maison » où des bénévoles proposent des solutions « zéro déchet », comme par exemple faire son propre essuie-tout réutilisable ! (http://lamaisonduzerodechet.org/)

Fizz, Plume

une grève pour la planète

 » Vous dites que vous aimez vos enfants plus que tout, pourtant vous leur volez leur futur devant leurs yeux . « 

Voilà ce que dit Greta Thunberg, une adolescente suédoise de 15 ans. Cette militante appelle à la grève internationale des écoliers ce vendredi 21 Décembre 2018 pour protester contre l’inaction des gouvernements face au réchauffement climatique. Elle-même a « séché » les cours pendant trois semaines en septembre, en s’installant sur les marches du parlement suédois où elle retourne depuis tous les vendredis. A ses yeux, les chefs d’état ne font que parler sans agir concrètement. Le 12 décembre, elle a prononcé un discours à la COP24 au ton calme mais aux mots vrais et secs, qui font froid dans le dos. Ses phrases cinglantes donnent à réfléchir aux politiques et ont trouvé un large écho auprès de tous les défenseurs de notre planète. Son discours a été largement repris sur les réseaux sociaux.

Voici quelques phrases qui pourraient faire changer les dirigeants :

«En 2078, je célébrerai mon 75e anniversaire, et si j’ai des enfants, ils fêteront peut-être ce jour avec moi. Peut-être qu’ils me parleront de vous, qu’ils me demanderont pourquoi vous n’avez rien fait quand il était encore possible d’agir».

Nous pensons qu’il faut faire passer son message.

Fizz, Plume, Comss
Source : Madame Figaro

trop jeune ?

Trop jeune pour avoir ses idées,  s’exprimer, s’engager?

Dans le journal Libération de ce jeudi 6 décembre, nous avons pu lire le portrait de Jayden Foytlin, une jeune militante de 15 ans qui a intenté une action en justice contre le gouvernement américain pour dénoncer sa non-action au sujet du changement climatique et donc handicaper son avenir.

Serait-elle influencée par sa mère, une activiste écologique?

Elle répond: « Je n’ai pas subi de lavage de cerveau. Je déteste cette question. Mes convictions sont les miennes et non celles de ma mère! Je les ai construites a l’école et par mes expériences personnelles. »

Toute petite déjà, elle tente de sauver d’une marée noire un pélican qui meurt asphyxié dans ses bras. En 2016, elle vit une inondation qui ravage son logement à cause des pluies torrentielles en Louisiane, pluies directement liées au réchauffement climatique.

Aujourd’hui elle se bat avec courage aux côtés d’autres jeunes.

Même jeune, on peut quand même faire des choses concrètes et intelligentes pour le bien commun.

Sakado, Plume et Comss

adieu Stan Lee…

Aujourd’hui nous célébrons la mémoire d’un des plus grands auteurs/dessinateurs de BD de tous les temps : Stan Lee (de son vrai nom Stanley Lieber). Il a inventé les Quatre Fantastiques, dessiné beaucoup de super-héros très célèbres comme les Avengers ou encore Spiderman et est mort lundi 12 novembre à 95 ans.

Il a commencé dans le journal de son lycée et vers ses 18 ans il s’est fait embaucher chez Timely Comics où il était payé 8$ la semaine. Au bout de 77 ans de bons et loyaux services, il s’est retrouvé à la tête d’un empire !

Avant de mourir, il a aidé sa fille à développer un (peut-être) nouveau super-héros Marvel, « Dirt Man » et il a eu le temps de tourner la suite de Avengers 4 et Captain Marvel dont les sorties sont prévues pour 2019. Y fera-t-il une apparition comme dans chacun des films de super-héros Marvel (voir vidéo ci-dessous) ?

l’Etranger

Billie Jean King, ou la bataille des sexes

Photo Bettman / Corbis

Aujourd’hui, je sors un peu de ma rubrique, mais je reste dans le domaine du féminisme. Vous avez sûrement entendu parler du film Battle of Sexes avec Emma Stone, sorti il y a quelques jours. Vous savez aussi peut-être qu’il parle de Billie Jean King, une tenniswoman très engagée pour la cause des femmes. Au cas où vous ne la connaitriez pas (et même si vous la connaissez d’ailleurs ) cet article est pour vous.

Billie Jean Moffit King (née le 22 novembre 1943 à Long Beach, en Californie) est une célèbre tenniswoman américaine, renommée grâce aux nombreux prix qu’elle a remportés (39 titres au Grand Chelem) mais surtout grâce à son parcours féministe.

Elevée par une mère femme au foyer, un père pompier et mariée à un certain Larry (un grand féministe), Billie découvre son attirance pour les femmes et vécut une histoire d’amour avec son assistante, Marilyn Barnett. A cause de ça, au bout de quelques années, la jeune tenniswoman se voit abandonnée par tous ses sponsors. Elle divorcera de Larry en 1987, mais lui ne l’abandonnera pas et elle sera choisie pour être la marraine de ses enfants avec sa nouvelle compagne. Mais bien sûr, toute cette mini-biographie n’est pas le centre du sujet de cet article.

En effet, je suis ici pour vous parler de ce qui, à mes yeux, représente la période la plus importante de la vie de Billie Jean King. Tout commença avec un tennisman, Bobby Riggs (ex champion du Monde), qu’on qualifie aussi de misogyne et provocateur. Alors que Billie déplorait le fait que le tennis masculin soit plus renommé que le tennis féminin, ce brillant M.Riggs lui a affirmé que c’était parce que les hommes étaient évidemment bien plus forts que les femmes (il est peut-être inutile de préciser que Bobby pense que la place des femmes est à la maison, dans la cuisine). Billie en est indignée. Le tennisman met alors la tenniswoman au défi lors d’un match mixte, pour que Riggs puisse prouver ses dires. Le jour décisif arrive, le 20 septembre 1973. La bataille des sexes commence, et se termine avec une victoire écrasante de la part de Mme Jean King (match en 3 set : 6-4, 6-3, 6-3). Ce jour, là, elle prouva au monde entier que les femmes avaient leur place dans le monde sportif, malgré tous les clichés existants.

Donc si un jour on vous dit que les femmes sont moins sportives que les hommes, vous pourrez toujours sortir cette histoire à votre interlocuteur pour lui prouver le contraire (et aussi pour vous la péter et montrer que vous avez un minimum de culture générale).

Juste une petite parenthèse pour finir : contrairement à ce que vous pouvez croire, ce n’est absolument pas Billie Jean King qui a inspirée Mickael Jackson pour sa chanson « Billie Jean ».

Madeleine

ces femmes culottées – Jesselyn Radack

Dans ce nouvel article de la rubrique, je vais vous parler de Jesselyn Radack, une avocate américaine. Alors que la justice aux Etats-Unis était de moins en moins juste suite à l’attaque du 11 septembre 2001, elle a su faire éclater la vérité malgré sa position de simple avocate. Voici son histoire…

Jesselyn Alicia Radack est née le 12 décembre 1970 près de Washington DC. Elle fait de brillantes études à l’Université Brown, et sort major en sciences politiques et civilisation américaine. Jesselyn poursuit son apprentissage à Yale, en droit. Le rêve de la jeune femme est de travailler dans la justice, elle y parvient en 1995 et entre à la récente unité d’éthique du ministère.

C’est alors que le 11 septembre 2001, un terrible événement qui va beaucoup marquer les esprits se produit : l’attentat qui détruit les tours jumelles de New York. Dès lors, la justice américaine entame une chasse aux terroristes qui va parfois dépasser les limites de la légalité. Un jour, Jesselyn reçoit un appel du procureur à propos du service du contre-terrorisme : le FBI a capturé un américain qui se battait avec les talibans en Afghanistan, John Walter Lindh. Le FBI demande à Jesselyn si ses agents peuvent interroger le suspect sans avocat. Bien sûr, la jeune avocate n’est pas d’accord. Et bien sûr, le service du contre-terrorisme le fait quand même ! Sachant que c’est illégal, Jesselyn leur dit de ne pas utiliser le témoignage contre John Walter LIndh lui-même. Mais l’avocat général annonce qu’ils ont capturé un terroriste et qu’ils vont le poursuivre. La justice affirme que les droits du suspect vont être scrupuleusement respectés, et que le détenu n’aurait pas pris d’avocat. Le suspect est torturé encore et encore et finit par avouer.

Jesselyn est bouleversée par ces mensonges qui ne rendent pas justice. Elle parle à sa supérieure et découvre bientôt que le gouvernement cherche à étouffer l’affaire. La jeune avocate se souvient alors d’avoir conservé un échange par mail entre elle et le procureur qui prouve l’illégalité des actions gouvernementales. Malheureusement, les mails ont mystérieusement disparus. Malgré tout, Jesselyn ne se décourage pas. Elle fait appel au service technique et réussi à récupérer l’échange qu’elle imprime et envoie à sa supérieure (tout en préservant une copie, au cas où le dossier disparaîtrait à nouveau). Puis elle démissionne de son boulot de rêve (et, par ailleurs, tombe enceinte de son troisième enfant). Jesselyn se fait engager dans un cabinet privé. Bizarrement, personne n’a jamais entendu parler des mails qui accusaient le gouvernement d’abus de pouvoir. Elle n’y tient plus : l’avocate envoie les dossiers à Newsweek pour qu’ils publient un article, mais sans citer son nom. Le scandale éclate en une du magazine, mais le nom de Jesselyn Radack est cité.

Alors qu’elle croyait s’être débarrassée d’un lourd poids, elle apprend qu’elle fait l’objet d’une enquête criminelle. Le cabinet où elle travaille reçoit des appels du Ministère de la Justice qui leur disent qu’ils ont engagé une criminelle qui peut voler des dossiers. Jesselyn est suspendue et devient rapidement ruinée. Elle est harcelée par les enquêteurs, elle est insultée dans les journaux. Sa nervosité lui provoque des poussées de sclérose, elle est obligée de prendre des avocats pour la défendre. Jesselyn apprend qu’elle va se faire arrêter chez elle, le lendemain, devant ses enfants et ses voisins. Elle fait une fausse couche durant la nuit. Jesselyn sait que l’administration Bush essaie de la détruire. Les charges contre elle sont finalement abandonnées, mais elle se doute bien que ce n’est pas le cas de nombreux ex-employés de l’état, poursuivis pour les mêmes raisons.

Guidée par la colère, elle entreprend d’aider les lanceurs d’alertes. Pour les aider, elle fait des apparitions devant les médias où elle dénonce le gouvernement. Avec des journalistes, des lanceurs d’alertes et des anciens du gouvernement, elle crée une plateforme d’information et de protection des sources : ExposeFacts. Grâce à de la haute technologie, les lanceurs d’alertes peuvent donner leurs dossiers qui sont transmis aux médias. Jesselyn lance en 2015 un réseau qui peut apporter une aide juridique et des solutions de cryptage destinées aux dits lanceurs d’alertes. L’idéaliste affirme que même si le 11 septembre a été le début de la pire période de sa vie, cela a engendré son engagement pour la justice, et elle sait maintenant qu’elle sera toujours du bon côté.

Madeleine

ces femmes culottées-Ada Lovelace

Pour la rentrée des Culottées, je vous propose la biographie du premier programmeur informatique. Enfin, programmeuse, car Ada Lovelace était bien une femme ! Et oui, les femmes ne sont pas bonnes qu’au ménage et à la cuisine ! (je tiens juste à préciser que cette biographie ne figure pas dans les livres « Culottées » de Pénélope Bagieu ) Bref, voici son histoire…

Ada Lovelace, née Byron, vit le jour le 10 décembre 1815 à Londres de l’union du poète Lord Byron et de l’intellectuelle Anabella Milbanke. La jeune Ada ne connut pas son père, car Annabella l’avait quitté pour l’éloigner de sa fille, lui assurant ainsi une éducation sérieuse loin des bizarreries poétiques de Lord Byron. Annabella Milbanke se passionnait pour les mathématiques et fit en sorte qu’Ada reçoive un enseignement approfondi dans ce domaine, évitant ainsi que la petite suive l’exemple de son père. Accompagnée par de bons tuteurs, Ada fut brillamment formée en sciences et mathématiques, ce qui, pour l’époque, était assez incongru. En effet, ce n’était pas tous les jours que l’on voyait une fille de la noblesse qui bénéficiait d’un tel apprentissage, la science était réservée aux hommes, « les femmes ne disposant pas de l’énergie mentale et physique nécessaire ». C’est pourquoi on observa le comportement d’Ada au cours de ses études scientifiques, et on diagnostiqua des nausées et des douleurs abominables qu’on associa à son travail. Bien sûr, il était possible que la jeune fille eut une santé fragile, mais elle réussit à atteindre un niveau exceptionnel en mathématiques.

Quand elle eut 17 ans, la tutrice d’Ada, Mary Sommerville (une chercheuse renommée du XIXe siècle) présenta à sa pupille Charles Babbage, un mathématicien qui enseignait à l’Université de Cambridge (on le considère aujourd’hui comme le « père des ordinateurs modernes »). Passionnée par la « machine à différences » (première calculatrice) de Charles, la jeune Ada devint très proche du scientifique. Cette amitié permit à le jeune fille de débuter dans l’informatique. Par l’intermédiaire d’une correspondance de 10 ans avec Charles Babbage, Ada perfectionna son savoir en mathématiques et fut témoin du développement de la fameuse machine à différences. Mais Charles Babbage avait d’autres projets en tête, des idées plus ambitieuses. Son amie découvrit qu’il voulait construire une machine analytique (l’ancêtre de l’ordinateur) et elle assista à la conception de cette machine qui pourtant semblait inconcevable. Grâce à cela, Ada fit son entrée dans le monde des ordinateurs et de l’informatique.

En se mariant en 1835 avec William King, Ada devint La très honorable Augusta Ada, comtesse Lovelace. Les deux époux eurent trois enfants : Byron (né en 1836), Annabella (née en 1837) et Ralph Gordon (né en 1839). Les trois grossesses de la comtesse aggravèrent sa situation de santé déjà fragile, elle ne put donc pas se consacrer énormément à ses passions, les mathématiques et l’informatique. En 1839, Ada décida de recommencer ses activités, et demanda à son ami Charles de lui trouver un nouveau tuteur. Ce fut Auguste De Morgan, professeur à l’Université de Londres qui s’en chargea. Lady Lovelace apprit l’algèbre, la logique et l’analyse. Auguste De Morgan vit en elle une femme créative, qui avait une pensée élaborée, ce qui lui permettrait de réaliser de grandes découvertes en mathématiques.

C’est grâce à un article sur la machine analytique de Babbage (qui parut dans un journal italien en 1842) qu’Ada put exposer son point de vue scientifique. Chargée de la traduction du texte pour un journal anglais, la jeune femme, encouragée par Charles, ajouta ses propres notes.  Ada exposait en détail les éléments et le fonctionnement de la machine. Elle avait un style et une philosophie bien à elle, et grâce à ses écrits, Babbage estima son travail supérieur à l’analyse originale. Dans son article, Ada publia le premier algorithme (suite d’ordres que l’on donne à une machine pour qu’elle exécute ce qu’on lui demande) que l’invention de Babbage pouvait exécuter. Le programme, qu’elle présenta sous forme de tableau, était beaucoup plus compliqué que les petits programmes inventés par Charles, car il permetait de calculer les nombres de Bernoulli (une suite de nombres très complexes). Le tout premier programme informatique avait été créé. Et c’était l’oeuvre d’Ada Lovelace.

Mais le gouvernement arrêta de financer les travaux de Charles Babbage sur la machine analytique, donc Ada se mit à jouer pour gagner plus d’argent. Elle perdit beaucoup et s’endetta. Elle était totalement ruinée, et les deux amis scientifiques ne purent connaître la machine analytique de leur vivant, car elle était trop chère à construire.

Ada Lovelace mourut d’un cancer de l’utérus à 36 ans le 27 novembre 1852. Son mari hérita des nombreuses dettes de sa femme. Comme elle le désirait, on l’enterra à côté de son père.

Donc maintenant, vous pouvez être fières de savoir qu’une des plus grandes mathématiciennes, innovatrice et très intelligente était une femme.

Madeleine