on a suivi le grand débat

Le grand débat a été proposé par Emmanuel Macron à la suite des grandes manifestations des gilets jaunes d’avant Noël.  Du 15 janvier au 15 mars c’est donc l’ensemble des citoyens qui est appelé à faire part des problèmes de la population et à proposer des solutions. Tout le monde peut participer, par internet, en remplissant des « cahiers de doléances » dans les mairies, ou à travers des réunions proposées soit toujours dans les mairies, soit par des citoyens.

Le 19 février, nous sommes donc allés à la mairie du 3ème pour assister à une de ces réunions. Environ 20 personnes étaient présentes dans la salle (ce qui est peu, mais peut-être qu’un certain nombre de gens qui avaient prévu de participer ont préféré se rendre au rassemblement contre l’antisémitisme à République).

Les gens se sont ensuite répartis sur 3 tables. Chaque groupe travaillait sur une question proposée dans le cadre du grand débat : la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, la transition écologique. La question de « l’organisation de l’état » n’a pas été traitée faute de combattants☺☻.

Nous, petits journalistes, nous sommes allés à la table de la transition écologique pour suivre les échanges (parce que ce n’était pas aussi intéressant pour nous aux autres tables). Après avoir essayé de suivre les conversations (pas facile !), on en a retenu 3 bonnes idées :

– La « théorie du donut » : prenez un donut, le centre du donut c’est la limite en dessous de laquelle le bien être des gens n’est plus assuré, le bord extérieur du donut c’est la limite au-delà de laquelle notre environnement est mis en danger. Notre économie doit maintenant chercher à se développer en tenant compte de ces 2 paramètres. (cf illustration de droite)

– Il faudrait taxer ce qui pollue et détaxer ce qui ne pollue pas

– Il faudrait aussi baisser le prix du BIO et augmenter le prix du pas BIO

À la fin, chaque table a rendu compte aux autres de l’état de ses réfléxions. On s’est aperçu que le public (majoritairement âgé et masculin) devait être plutôt riche ou aisé et assez éloigné des revendications des gilets jaunes : on n’a pas entendu parler de rétablir l’impôt sur les grandes fortunes ou de revalorisation du SMIC (1 520€par mois environ) !

Igor et XilaRION


Et maintenant, le reportage audio !

le conseil local sur le climat

Après un article sur les dangers du changement climatique, on se retrouve pour parler du « Lancement du Conseil local sur le climat », à la Maison des Acteurs du Paris durable. La question qui se pose est : qu’est-ce qu’on peut faire, à l’échelle locale (les 4 premiers arrondissements de Paris) pour lutter contre le réchauffement climatique ?

Une cinquantaine de personnes étaient présentes, ce qui est plutôt bon signe, on ne s’attendait pas à tant de monde. Parmi elles, des représentants d’associations qui sont  déjà en train d’agir. L’objectif : « Zéro carbone en 2050 ». Comment, concrètement, y parvenir ? On peut tous agir sur nos moyens de transport (avion, train et voiture), sur notre consommation d’électricité et de gaz et notre consommation de viande. « Vous êtes tous un maillon d’une chaîne » a exprimé Laure Noualhat, journaliste spécialisée dans l’écologie au journal Libération, et réalisatrice du film « Après demain » réalisé avec Cyril Dion, qui passera sur France 2 le 11 décembre.

Ce que nous avons retenu de ces discussions, c’est qu’il n’est pas trop tard, mais qu’il faut agir… VITE !!!(;

Le Raptor dissident et Fizz:)

les manifestants de république : de braves résistants

Les participants du mouvement Nuit debout, place de la République, à Paris, le 11 avril 2016. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Les participants du mouvement Nuit debout, place de la République, le 11 avril 2016. (Dominique Faget/AFP)

agathe 1

Photo Agathe

Toutes les personnes qui manifestent sur la place de la République ont, au moins, les mêmes motivations sur deux points : provoquer un chamboulement et obtenir le retrait total de ce projet de loi du travail El Khomri. Voici maintenant un mois que des lycéens, des adultes et même des personnes âgées, se battent pour leur avenir…  et le nôtre.

J’ai eu la chance de rencontrer et d’interroger ces « résistants » :

 » Ce qui me motive, c’est d’être là avec d’autres personnes, rencontrer des gens, parler avec eux, faire des actions car je ne suis pas satisfait de la manière dont fonctionne notre société. Je fais partie des gens qui ne veulent pas forcément dormir sur la place mais y passer la journée. Sur cette place,  personne n’est d’accord et c’est bien. Ce qui compte, c’est que l’on arrive à être ensemble même si on n’est pas d’accord «  dit l’homme aux lunettes noires.

agathe 2

La plupart des manifestants de la « Nuit Debout » veulent rester des anonymes. Photo Agathe

Ensuite, j’ai interrogé un groupe de lycéens arrivant tout juste d’une manifestation :

 » On est contre la loi du travail ! Justement, nous revenons d’un parcours : Bergson, Voltaire, où nous avons étés coursés par les CRS, et nous voici maintenant à République ». dit une lycéenne (habillée en noir).
 » Ce qui me dérange, c’est la dynamique d’exploitation et le fait qu’ils veulent toucher au code du travail. Je veux lutter pour mon avenir, et contre la loi du travail « , dit un lycéen en colère.
 » La loi du travail ? je ne suis pas touchée maintenant, mais dans 10 ans…. Tout le pouvoir sera aux patrons et les employés devront se battre, et moi aujourd’hui j’aurais la flemme ? «  explique une lycéenne.
 » Je suis contre car ça ne nous promet pas un bon avenir et ça nous fera travailler pour une misère « ,  raconte une jeune fille.
 » Je suis contre ! ça va niquer notre avenir ! «  explose une lycéenne très en colère.
 » Je trouve cette loi du travail SCANDALEUSE ! Tous les droits iront aux patrons et les salariés n’auront rien ! «  s’offusque un jeune homme scandalisé.
 » C’est inadmissible nous n’avons pas d’avenir, même pour vous les enfants, il faut faire gaffe ! il n’y aura plus de garanties pour les jeunes « , prévient un monsieur qui s’est joint au groupe.
 » C’est profondément injuste : les jeunes n’auront pas de protection, pas de respect !! «  dit un lycéen maquillé de orange.

J’ai ensuite interrogé des CRS sur leur avis car je pensais que, malgré leur travail, ils pourraient partager le même sentiment que les manifestants… mais non ! voici ce qu’ils m’ont répondu :

 » On peut pas vous répondre. On est neutre.
– Et puis, les gens manifestent tout le temps : un jour pour un match de foot, un jour pour un journal… bref, c’est toujours la même chose ! « 

C’était très injuste cette réaction car ils pouvaient nous expliquer leur « neutre attitude » avec plus de gentillesse !

Sinon, les personnes que j’ai interviewées ont été très gentilles et elles semblaient contentes d’exprimer leurs avis sur la situation.

Pour finir, je remercie le monsieur aux lunettes noires , le groupe de lycéens que j’ai interrogés et toutes les autres personnes interviewées (hormis les CRS pour leur manque de collaboration) auxquelles je ne peux pas donner de signes distinctifs.

Nagathetheblues

battle « en direct du carreau » – reportage

Règle de la battle : Ramenez un reportage sur un/des évènement(s) de We are le Carreau #2

Article 1

MUSIQUE AU CARREAU DU TEMPLE 

Paul Beuscher, les musiciens.com, Baguetterie… Tous ces magasins sont là pour vous faire découvrir la musique… Mais c’est quoi la musique? Instruments, chansons, notes, paroles, sentiments… Je pense que c’est un bon moyen pour vous faire ressentir quelque chose. Bref… ces magasins représentent certains instruments, mais bon, c’est surtout guitare et batterie. Il y a des centaines de types de guitare (folk, rock, classique…). On peut même en acheter! à 1000 euros ou moins, bien sûr. J’ai plus un niveau « guitare » que « batterie », mais bon, je vais quand même tenter de vous expliquer. Il peut y avoir différents types d’éléments de batterie (caisse, cymbales). Quand on change les éléments, ça fait différents sons, ce qui est normal. Bon, en tout cas, la musique, c’est génial! Et ça, le Carreau du Temple peut vous le dire!

Lucy

Article 2

ROLAND* OU LES BATTERIES DU SILENCE… 

Au marché des instruments de musique et des vinyles de « We Are le Carreau », le stand de la Baguetterie attire le visiteur par l’énergie silencieuse qui s’en dégage… La boutique parisienne de batterie a installé cinq modèles de batterie électroniques et les visiteurs, essentiellement des enfants, se succèdent sur les tabourets pour une expérience inédite, baguettes en main. « Il s’agit de batteries silencieuses qui peuvent servir à l’entraînement comme en concert », explique Stéphane, responsable de la Baguetterie. Le batteur de Placebo a même déjà utilisé ce modèle pour un clip. Cinq enfants déchaînés enchainent les rythmes de grosses caisses, caisses claires et cymbales, casque sur les oreilles… dans le silence le plus total! Une fois installé au commande de la Roland TD 30, le modèle de concert à 5000 euros (contre 500 euros pour les modèles d’entrée de gamme), l’expérience est saisissante : le son feutré du caoutchouc frappé par les baguettes se transforme en véritable rythme de batterie, qu’on peut moduler en fonction de ses goûts : rock, r’n’b, dub, etc…

* Le fabriquant japonais Roland est le leader du secteur devant son compatriote. Les modèles vont de 500 euros pour les modèles d’entrée de gamme à 5000 pour les plus élaborés.

Eric

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