la guerre n’est pas de la littérature

Photo Ahmad Al-Rubaye – AFP

Depuis combien de temps y a-t-il la guerre en Irak ? Courir pour ne pas mourir, devoir tuer des gens, et parfois attendre… Attendre quoi ? La prochaine attaque, le prochain assaut… Attendre une paix qui n’arrivera peut-être jamais.

Lire en attendant. Quoi ? Un livre d’amour ? Depuis combien de temps a-t-on quitté sa femme ?  On se demande des fois ce qu’elle a pu devenir, est-elle encore en vie, va-t-on la revoir un jour?

Lit-on une histoire fantastique dans laquelle un héros mettrait fin au conflit avec une aide divine ou magique ? Mais nous ne sommes pas dans un conte de fées. Nous sommes à l’Ouest de Mossoul, le vendredi 17 février en face des troupes de l’Etat Islamique, nous bloquons la route qui leur permet de se ravitailler. Depuis presque bientôt 5 mois, nous essayons de reprendre Mossoul aux mains des jihadistes. Combien de temps cela va-t-il encore nous prendre ?

Amine

 

rêve d’un bain chaud

migrants-serbie

Photo Giorgos Moutafis

Je me souviens d’un été, c’était dans le jardin de ma grand-mère. Je me souviens, on avait mis la grande bassine en métal sur l’herbe dans le jardin, on l’avait remplie avec le tuyau d’arrosage qui était resté au soleil. L’eau était chaude. On s’était baignés dedans avec mon frère et ma sœur…

une-image-un-articleDans le Courrier International de la semaine du 19 au 25 janvier, j’ai vu cette photo qui m’a intrigué. Un homme se baigne dans un baril en pleine neige. C’est un migrant venu du Moyen-Orient avec beaucoup d’autres – près de 1500, qui s’entassent à Belgrade depuis que la frontière avec la Hongrie est fermée, les empêchant de continuer leur route. Il fait jusqu’à moins 15°, ils n’ont aucune aide des autorités serbes et il n’y a que quelques associations qui leur fournissent des plats chauds !

Amine

 

notre république

Photo Edouard Caupeil, parue dans le journal Libération du 6 janvier 2013

Photo Edouard Caupeil, parue dans le journal Libération du 6 janvier 2013

Les images nous interrogent…

Avant j’allais toujours à la République avec des amis, ce quartier était le nôtre.

Depuis les attentats, à la République, il y a des portraits de ceux qui sont morts, des drapeaux, des pancartes… Les gens lisent ce qui est écrit, le soir ils allument des bougies. Encore aujourd’hui.

J’ai lu les textes que les gens ont écrits, j’ai eu de la peine, j’ai même pleuré.

Ce quartier était le notre, depuis les attentats ce quartier est à tout le monde. La République est à tout le monde.

Lydie

la route

image Lydie'

Les images nous interrogent…

Ils sont nombreux. On dirait qu’ils sont des milliers, entassés, serrés les uns contre les autres. Ils sont à pied, en ligne dans une longue file.

Devant eux, des policiers. Avec des casques. Et des armes ? Celui qui est à cheval les guide, mais vers où ?

Où est-ce qu’on les emmène ? Les policiers sont-ils là pour les protéger ou pour les obliger à partir ? J’ai l’impression qu’on les oblige… S’ils sont là pour les protéger, de quoi ?  de qui ?

Lydie

 

la « jungle »

La "jungle" de Calais où vivent 6000 migrants. Photo prise le 8 oct. 2015 par Denis Charlet (AFP)... et toujours d'actualité !

La « jungle » de Calais où vivent 6000 migrants. Photo prise le 8 oct. 2015 par Denis Charlet (AFP)… et toujours d’actualité !

Les images nous interrogent…

Cette image en dit tellement sur tout ; sur nous , sur eux…

EUX les migrants. Ils ont tout quitté pour fuir la guerre, ils sont partis et ils sont rejetés par NOUS.

Aujourd’hui, on les retrouve dans des bidonvilles , pauvres et à la recherche d’une vie normale.

Ils ont besoin d’aide, alors aidons les !

Débora

exil

Enfant syrien réfugié. Vu dans le journal Courrier International, 10-16 sept. 2015

Enfant syrien réfugié. Vu dans le journal Courrier International, 10-16 sept. 2015

Les images nous interrogent…

Petit garçon rêveur… Peut-être pense-t-il à voyager, fuir ou partir, cet enfant sale, sûrement pauvre et innocent.
VICTIME de la guerre !
Sur un fond horrible, rails, déchets, wagons citernes, invivable pour son si jeune âge.
Pourtant, il rêve, il y  croit encore. Alors, AIDONS-LE !

Débora Asséré

battle « en direct du carreau » – une image / un article 2

Règle de la battle: On vous donne l’image, vous écrivez l’article !

photo 1

Article 1

EYES OF THE TIGER 

En Kilissie, cinq hommes politiques sont venus constater l’extraction de déchets nucléaires en fusion. Tchernobyl n’est pas loin. Les 3 de gauche sur la photo, de droite en politique, commentent : « il était temps que cette centrale explose, qu’on en finisse avec cette ville en désastre économique! ». Les deux de droite, de dos sur la photo, dits « de gauche » en politique : Manuel Valls et son frère jumeau tirent la langue. « Moi qui en France tente de relancer toutes les centrales ».  » ‘trales », répète son jumeau. La guerre a commencé, les cheminées jumelles crachent, empestent la ville de Kilic réputée avant pour son écologie de haut niveau.

Les hommes de gauche se grattent les mains, les jumeaux se mettent à penser. La fumée bruyante et odorante étouffe. Des cris se font entendre au loin, les cinq hommes comme doigts de la main se taisent. Devenus l’ombre d’eux-mêmes, ils ne peuvent plus agir, passifs, ils regardent le paysage qui perd ses couleurs. La Kalissie passe au Noir et Blanc. Reviendront-ils? Seuls témoins internationaux aveugles, enveloppes vidées d’eux-mêmes, ils ne répondent plus à nos appels.

Avis à la presse et aux télévisions du monde entier que Kilic ne disparaisse pas de la carte : n° vert xxxxxxxxxx.

Claire

Article 2

PAYS D’OUTRE-MONDE, D’OUTRE PAYS 

Mais quel pays et quelle guerre? Cinq silhouettes, de dos, noires, anonymes. Au loin, bien avant l’horizon, deux colonnes de fumée. Noires, elles aussi. Tristes et menaçantes. Les hommes de dos sont-ils intrigués, accablés, soulagés?

Les fumées montent de la ville que l’on devine au loin et quelques kilomètres, certainement, les séparent des cinq hommes. Qu’est-ce qui brûle? Des pneus empilés par le syndicat au milieu de l’usine occupée? Les restes d’un arsenal anéanti par un tir de mortier? Les décombres d’une usine de nitrate façon AZF au milieu de Toulouse? Toutes les questions sont possibles, toutes les réponses sont à craindre.

Devant les hommes, les champs sont ras, gelés. Désolés. Quand ils se retourneront, les hommes auront les yeux mouillés de larmes de n’avoir pas su éviter la catastrophe. C’est l’hiver, l’impuissance est partout.

Les fumées noires montent toujours plus haut. Plus nombreuses.

Voici venu l’hiver de notre déplaisir.

Philippe

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