jetée en prison pour avoir écrit

asli-erdoganJ’écris cet article pour parler de la liberté d’expression. On constate qu’elle est en danger dans de nombreux pays, un scandale à propos de ça s’est produit en Turquie, et ce scandale est devenu un grand sujet d’actualité.

Tout d’abord, un peu d’Histoire. Les Kurdes vivent entre la Turquie et l’Irak. Ils ont une langue, une culture, on pourrait donc les considérer comme une nation. Malheureusement, un problème de grande taille s’impose : le peuple kurde n’a ni territoire, ni système politique. Cela fait longtemps que le Kurdistan demande au moins l’autonomie et au plus l’indépendance à la Turquie mais celle-ci s’y oppose, de peur de perdre un trop grand morceau de territoire. Certains kurdes sont prêts à utiliser les armes mais le président turc, Erdogan, refuse catégoriquement d’entamer des négociations.

Pour en revenir au scandale, une écrivaine turque renommée dans le monde entier, Asli Erdogan est menacée de prison à vie pour avoir écrit dans un journal kurde. Depuis août, la femme de 49 ans est incarcérée, en attente de son procès pour savoir si elle va recevoir la condamnation à vie ! Elle a été arrêtée juste pour avoir publié un article dans le journal kurde Ozgür Gündem, qui n’avait pas les mêmes opinions que Erdogan ! (Entre parenthèses, le président turc a aussi soutenu que les femmes n’étaient pas égales aux hommes.)
En ce moment, des pétitions sont signées pour la faire libérer. En France, Olivier Rolin et Patrick Deville, des écrivains, ont lancé une des nombreuses pétitions de soutien ( source: liberation.fr ).  “Aucun auteur ne mérite d’être jeté en prison pour ses écrits” déclare Asli Erdogan. (source: ActuaLitté). La liberté d’expression est une liberté fondamentale, et il faut lutter pour la protéger.

Madeleine

Si vous voulez signer la pétition, c’est

censure en turquie

Manifestation de soutien devant les locaux de Zaman à Istanbul, le 4 mars. Kursat Bayhan/Zaman Daily/REUTERS

Manifestation de soutien devant les locaux de Zaman à Istanbul, le 4 mars. Kursat Bayhan/Zaman Daily/REUTERS

En seulement quatre jours, le pouvoir turc a censuré 2 journaux : Zaman et sa version anglophone, Today’s Zaman. Zaman est publié à plus de 650 000 exemplaires, c’est énorme, d’ailleurs celui-ci est très connu au près des turcs.

Malgré la censure, Zaman publie toujours car le but de cette censure n’est pas de fermer le journal mais d’être sûr que des reproches ou critiques ne seront pas faits au pouvoir turc. Donc, les journalistes n’écrivent plus ce qu’il veulent, ils n’ont plus de liberté d’expression, ils ne font pas comprendre aux gens le message qu’il veulent faire passer : pour surveiller ce qu’écrivent les journalistes, des policiers ont investi les locaux du journal pour vérifier qu’ils n’écrivent pas des choses déplaisantes sur le pouvoir turc.    

Thaïs (avec l’aide du journal Le Monde)

de plus en plus de journalistes pris en otages

afp.com - Stéphane de Sakutin

afp.com – Stéphane de Sakutin

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire des attentats de Charlie Hebdo. En ce 7 janvier 2016, tout le monde peut affirmer que la liberté d’expression est risquée, à cause de ce qui s’est passé l’an dernier, mais aussi pour tout ce qui continue à se produire.

En effet, en Syrie et dans d’autres pays autour, plein de journalistes ont été enlevés, pris en otage, ou même tués à cause de ce qu’ils écrivaient, et entre autres, « à cause » de la liberté d’expression et de la liberté d’information. Au cours de l’année passée, il y a eu une hausse de 35% des journalistes pris en otages. Selon des organisations (Reporters Sans Frontières, le Comité pour la protection des journalistes… ), les 18 journalistes détenus par l’Etat Islamique se trouvent en Syrie et en Irak principalement, d’autres sont pris par les rebelles Houthis au Yémen (9), par Al-Nosra (4), Al-Qaida (3), et par l’Armée syrienne libre (1). Malheureusement, 19 cas des preneurs d’otages restent indéterminés.

Madeleine (source La Croix, 15 décembre 2015)

charlie hebdo (numéro spécial)

Aujourd’hui ça fait un an que les attentats du 7 janvier se sont produits.

Pour rendre hommage à ceux qui sont morts Charlie Hebdo a fait un numéro spécial intitulé 1 an après, le tueur court toujours. Dans la première page, des témoins qui ont survécu racontent la journée :

Au début tout se passait bien, une journée normale où tout le monde se souhaitait la bonne année en ce beau 7 janvier ! Une dispute a éclaté, apparemment c’était normal, la routine, quoi !! Mais à partircharlie hebdo de 11h35 environ, Coco (une dessinatrice) était partie fumer avant d’aller chercher sa fille à la crèche avec une amie à elle. Tout d’un coup, des hommes cagoulés sont arrivés, ils se sont servis d’elles pour monter à la rédaction. Les frères terroristes voulaient tuer Charb, auteur d’une illustration qui ne leur avait pas plu (selon moi, juste une excuse pour tuer des personnes « innocentes »). Après ils racontent le massacre qui s’est produit à la rédaction.

Nos réactions:

– Quel courage d’avoir écrit cet article après l’avoir vécu et également, quel courage d’avoir pu tout simplement continuer à écrire ce journal.

– Moi je trouve que 1 an ça passe très vite et que de lire cet article ça remémore des souvenirs encore tout frais (et des souvenirs pas très gais!).

Gaby

 

 

au menu du canard, comment ça se passe ?

montgolfierAu journal, on est jeunes, volontaires et bénévoles. On vient pour le plaisir d’écrire et de s’exprimer. « Ça m’énerve qu’on me dise toujours tais-toi », dit un rédacteur. On écrit pour nos lecteurs, afin qu’ils aient de l’info, des avis sur la nouveauté, et surtout un avis JEUNE.

Le Canard n’est pas un cours, c’est un petit atelier, une ambiance « festival » où tout le monde peut parler. Pour nos sujets, on peut tirer des infos d’autres journaux, ou sur le net. La plupart de nos articles sont d’actualité.

Pour aide, on a des « accompagnatrices » qui nous conseillent et nous orientent quand on fait fausse route. On écrit le sujet qui nous plait et qui nous fait envie. En fait on est très libres !

Thaïs et Madeleine

la liberté de la presse encore une fois menacée…

Ça s’est passé au Mexique, en novembre, Carmen Aristegui révélait l’existence d’une fastueuse résidence construite pour le couple présidentiel par une entreprise qui engrangeait des milliards de pesos (monnaie mexicaine) en contrats publics. On appelle cette villa la « maison blanche ».

Cette journaliste, qui est non seulement la plus populaire mais aussi la plus critique dans un pays où les médias sont majoritairement soumis, s’est fait virer quatre mois plus tard, le 15 mars dernier, avec toute son équipe, par la radio MVS où elle était employée parce qu’elle avait édité sur son blog son enquête sur cette corruption que la radio avait refusé de diffuser.  Selon certains éditorialistes mexicains, elle aurait pu obtenir le prix Pulitzer pour ses enquêtes au lieu d’être licenciée. Prix prestigieux que tout le monde aimerait avoir (comme moi par exemple) !

Plus de 200 000 personnes ont signé une pétition réclamant le retour de leur voix préférée et la fin de la censure. Je pense qu’elle devrait avoir le droit de dire ce qu’elle veut et mettre ses enquêtes sur son blog parce qu’elle dénonce la corruption. Un de ses anciens collaborateurs J.O. Fierro déclare : « Désormais, les journalistes ont peur ». C’est un signe de censure.

 

conoce_especial

la maison du président !

la maison du président !

La maison dont tout le monde rêve ! 😀

 Octavia

lien vers le site de Carmen Aristegui : http://aristeguinoticias.com/0911/mexico/la-casa-blanca-de-enrique-pena-nieto/