Donald Trump tweete toujours

Samedi 10 novembre à l’Elysée ((Reuters)

Donald Trump était à Paris le 11 novembre dernier. Il était venu en France pour commémorer le 100è anniversaire de la fin de la première guerre mondiale. Jusque-là tout va bien. Le samedi, il était prévu qu’il visite un cimetière américain avec Emmanuel Macron, le Président de la République. Cependant, il annulait cette sortie « à cause de la pluie », ce qu’aucun président Américain n’avait fait jusqu’à présent. Il n’allait pas au Forum de la paix le lendemain, car il avait pris congé après les cérémonies du matin.

Peu après son retour à la Maison Blanche, le 13 novembre, Donald Trump tweetait (c’est à dire publiait sur le réseau social Twitter) des messages fort peu agréables pour notre président et, à travers lui, pour la France.
« Les taxes sur le vin américain en France ne facilitent pas la vente de ces vins pourtant excellents, alors que les États-Unis rendent la vente des vins français facile chez eux, grâce à des taxes très basses. Ce n’est pas juste, ça doit changer !!! » En réalité, il avait raison. Les taxes douanières sont plus chères en France qu’aux États-Unis pour les vins étrangers. Cependant, il oubliait que ce n’est pas la France mais l’Union Européenne qui fixe ces taxes.

Puis il revenait à la charge sur des sujets plus risqués pour les relations franco-américaines. Il attaquait directement Emmanuel Macron en faisant remarquer que « Le problème d’Emmanuel, c’est qu’il souffre d’un très faible taux de popularité : seulement 26%, et d’un taux de chômage de presque 10 %.  » En plus du côté paternaliste du tweet (il appelle le président par son prénom), Trump laissait sous-entendre l’illégitimité d’Emmanuel Macron, en faisant remarquer que sa popularité étant très basse, il n’avait donc peut-être plus de majorité. En plus, en parlant du taux de chômage en France, Trump accusait l’incapacité de Macron à faire profiter les gens d’une économie qui marcherait (ou pas) en France.

Ces propos peuvent s’entendre aujourd’hui dans la bouche de certains gilets jaunes, à tel point que Trump se revendique presque comme leur guide ou sauveur en retweetant (c’est à dire en partageant sur son compte) un tweet de Charlie Kirk, un commentateur conservateur : […] « Nous voulons Trump » a été chanté dans les rues par les gilets jaunes ». (Ce qui est faux, ils ne l’ont jamais fait).
« Il y a des émeutes dans la France socialiste en raison de taxes d’extrême gauche sur l’essenceLes médias n’en parlent presque pas. L’Amérique est en plein boom, l’Europe brûle. Ils veulent cacher la rébellion de la classe moyenne contre le marxisme culturel » disait encore le tweet.

Trump prend-il des risques en critiquant la politique macroniste, la France et les États-Unis étant alliés depuis très longtemps ? Qu’a Trump vraiment derrière la tête ? Que veut-il ? Est-il simplement provocateur ou ne se rend-il pas compte ? Peut-être veut-il  donner l’impression aux Américains qu’il dirige bien mieux, et « voilà à quoi ils ont échappé »…  A moins qu’à travers Macron, il ne veuille « dessouder » l’Europe pour éliminer une concurrence économique et diplomatique avec son pays ? (Il faut dire qu’il a aussi, critiqué la politique de Merkel à coups de tweets).

Kelkun (⊙_☉)

la finesse légendaire de M.Trump


Pour une cérémonie en l’honneur de Navajos (un peuple amérindien d’Amérique du Nord), le président des Etats-Unis avait invité trois anciens combattants amérindiens de la seconde guerre mondiale. Ils avaient servi l’Amérique en faisant passer des messages codés dans leur langue. Pour tout remerciement, Trump parvint à placer une blague raciste dans leur dialogue. Je cite : « Vous étiez ici avant nous tous, bien que nous ayons une représente au Congrès qui, dit-on, était ici depuis longtemps… [Il s’agit d’une sénatrice démocrate, Elizabeth Warren, d’origine amérindienne et cible des attaques de Trump.] Ils l’appellent Pocahontas, mais vous savez quoi ? Je vous aime bien…  » (petite tape sur l’épaule).

Suite au scandale déclenché par cette « blague », la porte parole de la Maison blanche a essayé de rattraper un peu tout ça en déclarant: « Je ne crois pas qu’il soit approprié que le président prononce des insultes racistes. Mais comme je l’ai dit, ce n’était pas le cas et ce n’était certainement pas son intention ». Bah oui, c’est bien connu, Trump n’est pas raciste, et puis tant qu’à faire, il est féministe et écolo ! Et ben dit donc, on enchaîne les gaffes à la Maison blanche…

Anna

trump et sa paranoïa…

Depuis qu’il est président, ce joli monsieur à la mèche rebelle, l’homme-carotte ou comme j’aime à l’appeler, « le Dieu de la stupidité », a adopté un comportement prouvant bien qu’il est PARANOÏAQUE !!

Une idée génialissîîîîîîîme lui est passée par la tête. Il s’est dit que s’il y a tant d’attentats en France, c’est que les terroristes (étrangers) s’y sont infiltrés. Et pour cause : les Français « laissent ces personnes entrer sur leur territoire ».

Alors lui, Donald Trump, s’est proposé, pour protéger ses fidèles citoyens Américains, de mettre en place un « contrôle extrême » pour les Français afin de dénicher les terroristes venant de notre pays. Pour reprendre ses mots, « la France, tout comme l’Allemagne a été infectée par le terrorisme ». Voilà de quoi rassurer les Américains qui auraient peur d’être envahis par des Français-terroristes venus passer des vacances dans la boutique M&M’S World de New York !

Ce « contrôle extrême » va-t-il jusqu’à des pratiques aussi douteuses que « l’espionnage » de données privées ? Je vais aussi vous raconter l’histoire (vraie!!) d’une dame qui voulait aller aux Etats-Unis récemment, mais qui n’a pas pu passer la frontière car les douanes américaines ont trouvé dans ses mails persos qu’elle disait à quelqu’un du mal de leur président chéri.

Et moi, comme rédactrice de cet article, serais-je susceptible d’être interdite de séjourner aux Etats-Unis?

Anna

trump VS le FBI

vous avez surement entendu parler de l’affaire Trump / FBI à la radio ou à la télé ou même dans les journaux. En effet, le président américain à la mèche blonde et à la peau orange, Donald Trump, a viré… renvoyé le directeur du FBI, James Coney. Why ? Because, il avait fait des recherches sur les rapports entre Moscou et la campagne de Donald Trump. Celui-ci, mécontent que l’on ose protester, dit tout simplement aux électeurs du parti démocrate qu’ils devraient être « contents » car le président du FBI avait participé à  » l’élimination  » de Hillary Clinton.

–  » Électeurs/électrices de Clinton, êtes vous contents ?  »
–  » Absolument pas. Je ne vois pas pourquoi on devrait l’être. »

Effectivement, personne ne devrait être content que Trump renvoie tous les gens qui pourraient « nuire » à sa mèche d’or et lui (sauf Trump lui-même et Poutine )
Mais, nouvelle excuse, il dit à présent qu’il avait déjà prévu de le renvoyer car c’est un « hâbleur* » et un « fanfaron »

Loulou et Kelkun 🙂

*Qui a l’habitude de parler beaucoup et de se vanter, qui cherche à donner une haute idée de sa personne (ce qui, comme le mot « fanfaron », ne correspond absolument pas à Trump).

une grande histoire d’amour

C’est bien connu, mais on y revient, Trump n’aime pas les médias. En fait, il les déteste, sauf quand les journalistes disent du bien de lui, ce qui est quand même assez rare… ;-)

Depuis son élection, le nouveau président américain provoque une sorte de scandale médiatique. Selon Donald Trump, la plupart des médias seraient les « ennemis des américains », il pense que les journalistes sont méchants et qu’ils ne s’attaquent à lui que pour l’humilier, qu’ils ne divulguent que des « fake news » (fausses informations) Mais les journalistes se contentent juste d’informer les citoyens américains. Peut-être serait-il temps d’expliquer à « l’aimable » président la définition de « liberté d’expression ».

Peu après l’élection de Donald Trump, une critique de Vanity Fair, a osé (oh mon dieu !) publier un article dans lequel elle écrivait que le Trump Grtrump-et-les-mediasill était peut-être le pire restaurant des USA (ce qui, je pense, n’est pas totalement faux). Le président a ensuite accusé le directeur de la publication de Vanity Fair de n’avoir aucun talent. De nombreuses histoires similaires à celle-ci ont eu lieu… Lors d’une conférence de presse, Trump a carrément refusé de répondre à des questions posées par les journalistes, comme la chaîne d’infos CNN.

Et, cerise sur le gâteau, Donald Trump a décidé qu’il ne participerait pas au traditionnel dîner des correspondants, une sorte de réunion entre les journalistes et le président et qui a lieu le dernier samedi du mois d’avril. C’est une tradition qui dure depuis 1924, et aucun président n’y a jamais manqué… excepté Donald Trump. Mais peut-être que la présence du système médiatique n’est pas la seule raison pour laquelle Trump ne veut pas venir… En effet, il est de coutume que le gala se termine par un sketch dans lequel on se moque du président. Et Trump n’aime pas du tout du tout qu’on se moque de lui. En ce moment, cette histoire fait polémique.

Bref, autant vous dire que Trump et les médias, c’est pas trop l’amour…

Madeleine