les préjugés

Photo Héloïse Fontez

Les préjugés à l’école, on en parle beaucoup, mais certains sont souvent assez bien cachés pour être oubliés… D’autres dont on parle souvent, sont toujours bien présents….
Voici ceux que j’ai notés :

On n’en parle pas assez : quand une fille et un garçon discutent, on dit souvent qu’ils sont amoureux. Parfait pour séparer les filles et les garçons dès l’enfance, créer des rivalités… En plus, pourquoi dit-on cela avec une fille et un garçon et pas avec deux filles ou deux garçons ? Pourquoi, même au collège, on oublie totalement que deux personnes du même sexe peuvent s’aimer ?

Lucie Aubrac et Germaine Tillion, héroïnes de la Résistance

Dans les cours, les professeurs ne nous expliquent pas tout ce qu’il faudrait. Par exemple, en cours de ***** avec ******, on étudiait un texte sur la Résistance (2e Guerre Mondiale), et cela disait  » […] Un vieil homme qui ne parle même pas comme un homme, mais qui parle comme une vieille femme […]  » Une élève de ma classe a alors demandé : « Pourquoi est-il pire d’être une vieille femme qu’un vieil homme ?  » et notre professeure a répondu « A l’époque, c’était une façon de désigner une personne lâche », sans en dire davantage. Je crois que nous méritons plus d’informations sur la façon de penser des gens de cette époque pour nous rendre compte.

En orthographe, on nous apprend toujours que « le masculin l’emporte sur le féminin ». Cela a beau être une règle dans la langue française, c’est une façon terriblement sexiste de l’apprendre aux enfants de primaire, qui pourraient interpréter cela comme vrai hors du domaine de l’orthographe.
Avant, on disait « les garçons et les filles sont belles », c’était la règle de proximité (le mot le plus proche de l’adjectif l’emporte). Depuis, un académicien a décidé que, le masculin étant plus noble que le féminin, celui-ci devrait l’emporter en cas de pluriel mixte. Inutile de dire que je ne suis pas d’accord !
Moi, je pense que l’on devrait mettre un « e » entre parenthèses : les garçons et les filles sont gentil(le)s, beaux(belles) amusant(e)s ou enlever cette idée stupide de mettre un genre aux adjectifs ! (les anglais ont des adjectifs invariables et cela ne pose pas problème !)

Kelkun ^-^

petits conseils pour comprendre l’anglais un minimum

Hello how are you ? Bon alors aujourd’hui, des petits conseils simples et sympathiques pour mieux réussir en anglais.

Avant de commencer, il faut que vous sachiez un truc : « Il faut aimer la langue si l’on veut l’apprendre ». C’est ce que m’a dit un jour mon père (#alexisbarbierbouvet) et j’approuve !

– Premièrement, regardez des films en V.O, d’abord sous-titrés en français, puis sous-titrés en anglais. Le progrès sera déjà visible.

Et puis en même temps, regarder un film doublé en français, c’est un peu comme écouter une chanson anglaise ou américaine connue, avec la voix de quelqu’un d’autre que celle de son idole !

– Deuxièmement, lisez des livres en anglais.

Moi par exemple, j’ai commencé par Journal d’un dégonflé, qui est assez sympa et les illustrations aident à la compréhension. Mais disons que le style est : « ce livre est écrit par un ado » donc de façon assez familière. Vous pouvez ensuite passer aux Harry Potter, c’est facile et franchement c’est super !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Rorolacolok

débattre au collège

En Angleterre, à Chesterton college que nous avons toutes les deux fréquenté (Loulou pendant une semaine et Kelkun trois mois), il y a un club de débat. Nous y avons participé et nous avons adoré. Nous aimerions le faire ici, à Montgolfier car il est important d’apprendre à argumenter. En effet, dans notre vie future, nous en aurons grand besoin. C’est aussi très soulageant de libérer sa parole et donner son avis personnel, surtout lorsque nous ne sommes pas d’accord avec des adultes (si on le dit aux professeurs, on risque une croix ou une heure de colle !).

A Chesterton college, le bibliothécaire (M. Clifford, pour l’info) proposait des sujets très intéressants. Par exemple, « Qu’est-ce qui nous change le plus, la génétique ou notre environnement – notre éducation, notre milieu social… etc. ? », « Pour ou contre l’avortement ? », « Etre vegan » ou encore, le meilleur, « Est-ce que Dieu existe ? » ! Inutile de dire que c’était le débat le plus endiablé et tendu de tous !

Evidemment, il y avait des règles : 

  • ne pas parler tous en même temps
  • écouter les arguments des autres
  • ne pas crier 
  • ne pas juger les autres pour leur avis 

Nous trouvons que beaucoup trop de gens ne savent pas argumenter. C’est pourquoi nous voudrions créer un club de débat au collège, ici, si madame Pirez nous l’accorde.

Loulou et Kelkun : )

pourquoi a-t-on l’impression que les parents des autres sont plus cools que les nôtres ?

Les parents des autres sont-ils réellement plus sympas que les nôtres ?

Même les philosophes n’ont jamais pu venir à bout de cette question, mais le jour est venu :
nous avons trouvé la réponse, nous, petit groupe de jeunes qui réfléchissent ! Elle est toute simple : les parents des autres, eux, ne vous donnent jamais d’ordres. Alors que les vôtres… « range ta chambre », « débarrasse la table », « passe l’aspiro », « vide le lave-vaisselle ». Et quand vous invitez des amis, ça devient encore plus compliqué, ils multiplient les taches ménagères et font du chantage par exemple : « Si tu continues, on n’invitera plus tes amis à la maison « .

Voici une petite technique pour éviter ces obligations :

Par contre, quand VOUS, vous êtes invités par un ami, eh ben vous n’avez aucune corvée et les parent sont disponibles (ce qui n’est pas toujours le cas avec les vôtres) et super sympas avec l’invité (toi) !

Arthur et Rorolacolok

la génération « j’ai le droit » ?

Chers lecteurs et lectrices, 

Nous cherchions des idées d’articles, quand nous tombâmes sur la une du Parisien d’hier, 16 janvier : « Enquête sur la  génération « j’ai le droit » ». Les pages qui suivent expliquent à quel point nous, les jeunes, ne pensons qu’à nous et revendiquons nos droits au lieu de nous préoccuper du « bien commun ».

Direct, on s’est sentis agressés : tous les jeunes ne sont pas comme ça, et ce qu’on reproche ici aux jeunes peut tout aussi bien être partagé par des moins jeunes ! On ne peut pas dire que les articles eux-mêmes soient très objectifs puisqu’ils donnent majoritairement la parole à des parents… ou des profs !

Démarrons par Sandra qui nous déclare : «  Mon fils [en CM2] m’a affirmé qu’il avait le droit de porter plainte si je lui mettais une fessée« . Il faudrait un peu t’informer Sandra, mais ton fils peut toujours porter plainte, pour le moment aucune loi n’interdit la fessée. Par contre, tu pourrais un peu réfléchir sur ce à quoi sert la fessée. Penses-tu vraiment que, si tu le tapes, ton fils va mieux comprendre ce que tu as à lui dire ?

Pauvre Sandra, elle se désole aussi du fait que son fils toujours (quel insolent !), ait pu dire à la maîtresse qu’elle avait tort. Ok Sandra, mais dans quelles circonstances ? Est-ce que les maîtresses sont toujours infaillibles et, si elles se trompent, est-ce qu’on n’a pas le droit de le leur faire remarquer ?

De son côté, Bruno, un paysagiste, à partir de son expérience avec son apprenti qui lui réclame des tickets restos (mais c’est dans son contrat non ?), généralise à tous les jeunes, en disant : « Ils se comportent comme des consommateurs, pas comme des citoyens. Ils sont adeptes du « je prends mais je n’ai pas grand chose à donner ». Bruno, est-ce que tu as déjà entendu parler des jeunes qui s’engagent dans des associations ou en créent ? Est-ce que tu as déjà entendu parler de jeunes qui écrivent des journaux par exemple ? Et de ceux qui animent ce collectif « Stop aux clichés sur les jeunes » dont le but justement est de « changer le regard porté sur les jeunes [dans les média] en luttant contre les clichés et en dialoguant avec des journalistes » ?

Certains profs se plaignent eux aussi, mais (ouf ! on l’a échappé belle !), notre égoïsme serait de la faute de nos parents qui nous laisseraient (à la maison) de plus en plus de libertés et nous penserions ensuite avoir ces mêmes libertés à l’école, au collège ou au lycée.
C’est quand même faire preuve de très peu de confiance en nous que de penser systématiquement que si on nous accorde des libertés nous allons en abuser !
Allez Le Parisien, on te décerne le grand prix « Meilleurs clichés sur les jeunes » ! Sans rancune.

Loulou et Kelkun 😦


A PROPOS DE LA FESSEE

Suite à un sondage réalisé auprès de 38 personnes dans l’enceinte du collège, voici les chiffres :

27 de ces personnes ont déjà reçu au moins une fessée dans leur vie.
11 autres n’en ont jamais eu ou ou ne s’en souviennent plus.
Sur les 27 ayant été frappés, 11 seulement disent en avoir tiré une leçon.

D’après ces chiffres, on peut se demander si la fessée est vraiment une façon d’éduquer les enfants !

Amine

 

désolés de vous décevoir

Chers parents, nous allons vous prouver que vos enfants ne vous obéissent pas toujours !

1. Vous nous dites de ne pas beaucoup manger de bonbons en nous menaçant de caries et de visites douloureuses chez le dentiste, de ne pas nous gaver de chips et de gâteaux plein de sucre et de graisses afin de ne pas tomber malades …

Nous avons fait un sondage au sein des 6è. Nous leur avons demandé  combien ils en mangeaient en moyenne par jour.

Désolés de vous décevoir : en moyenne, les 6ème mangent 6 bonbons, gâteaux, chips etc… par jour.


2. Côté langage, nous avons fait un deuxième sondage, dans tout le collège.

Nous avons demandé aux élèves (eh oui, vos efants !) s’ils disaient des gros mots et si oui combien en moyenne par jour.

Et patatras ! En moyennes les collégiens disent : 18 gros mots par jour.

Maintenant, vous savez que l’on ne respecte pas tous vos interdits – mais peut-être que vous vous en doutiez un peu !

Naïla et Maïa.

pourquoi les ados n’aiment-ils pas lire ?

La plupart des ados n’aiment pas lire, ce n’est un mystère pour personne. Mais pourquoi nous, les jeunes, ne tenons pas plus de deux secondes devant un livre, malgré le fait que nos parents aient essayé maintes et maintes fois de nous transmettre leur passion ? 

Il faut bien reconnaître que pour un grand nombre d’entre nous, la lecture s’apparente à un « devoir » parce que nous subissons une double pression, celle venant de l’école et celle de nos parents.

Heureusement, bien sûr, il y a des exceptions, des jeunes mordus de bouquins ou certains qui n’en font pas leur passe-temps principal mais qui apprécient de lire quand bon leur semble. Aimant particulièrement les livres, j’ai voulu interroger une vingtaine de collégiens pour comprendre ce qui les repoussait dans la lecture. Les réponses à la question « Pourquoi n’aimez-vous pas lire? » diffèrent selon les gens : une grande flemme les submerge parce que cela représente un effort, ou comme je l’ai dit, parce qu’ils considèrent ça comme trop scolaire ou ennuyeux. Une ou deux personnes m’ont dit qu’elles avaient lu un livre, qu’il ne leur avait pas plu et qu’elles n’en avait pas relu à cause de cette mauvaise expérience. Mais ce sont surtout les écrans qui concurrencent les livres (voir mon article Pourquoi sommes-nous accro aux écrans).  La plupart des gens qui n’aiment pas lire était déjà plus écrans que lecture étant petits (quelques exceptions m’ont dit qu’au fil des ans ils ont perdu le goût de la lecture), contrairement à ceux qui aiment lire (toujours la plupart) et se sont mis plus tard aux écrans.

Maintenant si nous allions voir du côté des genres littéraires. Les ados n’aimant pas lire sont plus attirés par l’action/aventure et l’horreur bien que la plupart (attention, âmes sensibles s’abstenir) n’aient pas ouvert de livres depuis plus d’1 an ! (Certaines personnes que j’ai questionnées cherchent encore la dernière fois où elles ont lu un livre).
Chers collégiens, sachez qu’il existe toutes sortes de livres qui peuvent convenir à n’importe qui, essayez de lire un autre registre si vous n’aimez pas les expériences que vous avez eues avec la lecture, au moins vous pourrez dire que vous avez vraiment essayé si cela ne vous plaît pas.
Pour finir, une petite information : ce mercredi ouvre le Salon du Livre de Jeunesse de Montreuil. Allez y faire un tour !

Thaïs