journée internationale des droits des femmes

Aujourd’hui, c’est la journée internationale des DROITS des femmes (et pas comme on l’entend trop souvent « la journée de la femme »). Voici quelques dates de quelques  DROITS  que les femmes ont acquis dans l’Histoire :

1933 : Jeunes Parisiennes inaugurant la nouvelle mode du costume masculin lancé par l’actrice Marlène Dietrich

– en 1792, les personnes du sexe féminin sont autorisées à divorcer par consentement mutuel.

– en 1830 les femmes sont autorisées à porter des pantalons (nommées « culottes » à l’époque) mais seulement pour faire du cheval ou du vélo. Pendant des années, porter des pantalons reste très mal vu. Les choses se libèrent à partir des années 60 mais la loi qui interdit le port du pantalon aux femmes n’est supprimé qu’en… 2013 (elle n’était, évidemment plus appliquée).

1900 L’Anglaise Charlotte Cooper est la première championne olympique de l’histoire / Crédit Photo : DR

– 1900 les femmes sont autorisées à participer aux JO, mais pas dans toutes les disciplines :  les sports « virils » comme la lutte et la boxe sont réservés aux hommes ainsi qu’un grand nombre d’épreuves d’athlétisme.

– en 1944, les femmes ont eu  le droit de vote en France  environ un siècle après l’adoption du suffrage universel masculin. En comparaison, les femmes en Angleterre obtiennent le droit de vote en 1918 pour celles qui ont plus de 31 ans, il se généralise 10 ans plus tard pour toutes les femmes.

– en  1967, la loi Neuwirth est décrétée pour le droit à la contraception des femmes, abrogeant la loi de 1920 qui interdisait jusque-là la diffusion et la « propagande » pour tous les moyens « anti-conceptionnels ». Mais la pilule ne sera remboursée par la Sécurité sociale qu’en 1974.

Simone Veil à l’Assemblée le 26 novembre 1974

– en 1975  le droit à l’avortement est décrété grâce à Simone Veil. On estime à l’époque le nombre d’avortements clandestins entre 900 000 et 1 milion, avec de très graves conséquences sur la santé des femmes pouvant aller jusqu’à la mort. Simone Veil entrera bientôt au Panthéon.

En conclusion : TOU.TE.S égales / égaux en droits !!!!!!! Restent quand même du progrès à faire pour l’égalité des salaires et la parité partout.

Merci à tou.te.s les féministes d’avoir lu cet article.

Loulou, Rorolacolloc

le droit de vote des femmes

Dans le monde, les femmes ont longtemps été considérées comme des citoyennes « moins que rien », elles ne pouvaient pas voter. En France, il a fallu attendre jusqu’au 21 avril 1944  pour qu’elles obtiennent enfin le droit de vote et celui de s’exprimer dans la sphère politique. Bon bref, elles n’avaient le droit de rien faire comme les hommes et encore aujourd’hui dans un certain nombre de pays (en Afghanistan par exemple), ce droit n’est toujours pas effectif.


Le film Les suffragettes de Sarah Gavron, écrit par Abi Morgan et sorti en 2015, nous raconte le combat de ces premières femmes qui, en  Angleterre se sont battues pour obtenir le droit de vote. En 1912, l’année où se passe le film,  certaines d’entre elles, après avoir utilisé des moyens pacifiques mais sans résultats (comme la grève de la faim mais les hommes les gavaient de force), vont en arriver à des actions plus violentes, n’hésitant à risquer leur propre vie.

Le film rend ainsi hommage à Emily Wilding Davison, une suffragette qui, pour pouvoir aborder le roi Georges V, lors d’une course hippique, enjamba les barrières de sécurité qui entouraient la piste et se trouva piétinée par le cheval du roi au galop. Elle est morte le 8 juin 1913.

Ce film est génial regardez le, il retrace des faits historiques mais aujourd’hui la lutte pour les droits des femmes n’est pas encore terminée. Je vous quitte sur ces mots, ne les oubliez jamais : « Liberté, EGALITE, fraternité » !!

                                                                                                             MLLE FANTA

Billie Jean King, ou la bataille des sexes

Photo Bettman / Corbis

Aujourd’hui, je sors un peu de ma rubrique, mais je reste dans le domaine du féminisme. Vous avez sûrement entendu parler du film Battle of Sexes avec Emma Stone, sorti il y a quelques jours. Vous savez aussi peut-être qu’il parle de Billie Jean King, une tenniswoman très engagée pour la cause des femmes. Au cas où vous ne la connaitriez pas (et même si vous la connaissez d’ailleurs ) cet article est pour vous.

Billie Jean Moffit King (née le 22 novembre 1943 à Long Beach, en Californie) est une célèbre tenniswoman américaine, renommée grâce aux nombreux prix qu’elle a remportés (39 titres au Grand Chelem) mais surtout grâce à son parcours féministe.

Elevée par une mère femme au foyer, un père pompier et mariée à un certain Larry (un grand féministe), Billie découvre son attirance pour les femmes et vécut une histoire d’amour avec son assistante, Marilyn Barnett. A cause de ça, au bout de quelques années, la jeune tenniswoman se voit abandonnée par tous ses sponsors. Elle divorcera de Larry en 1987, mais lui ne l’abandonnera pas et elle sera choisie pour être la marraine de ses enfants avec sa nouvelle compagne. Mais bien sûr, toute cette mini-biographie n’est pas le centre du sujet de cet article.

En effet, je suis ici pour vous parler de ce qui, à mes yeux, représente la période la plus importante de la vie de Billie Jean King. Tout commença avec un tennisman, Bobby Riggs (ex champion du Monde), qu’on qualifie aussi de misogyne et provocateur. Alors que Billie déplorait le fait que le tennis masculin soit plus renommé que le tennis féminin, ce brillant M.Riggs lui a affirmé que c’était parce que les hommes étaient évidemment bien plus forts que les femmes (il est peut-être inutile de préciser que Bobby pense que la place des femmes est à la maison, dans la cuisine). Billie en est indignée. Le tennisman met alors la tenniswoman au défi lors d’un match mixte, pour que Riggs puisse prouver ses dires. Le jour décisif arrive, le 20 septembre 1973. La bataille des sexes commence, et se termine avec une victoire écrasante de la part de Mme Jean King (match en 3 set : 6-4, 6-3, 6-3). Ce jour, là, elle prouva au monde entier que les femmes avaient leur place dans le monde sportif, malgré tous les clichés existants.

Donc si un jour on vous dit que les femmes sont moins sportives que les hommes, vous pourrez toujours sortir cette histoire à votre interlocuteur pour lui prouver le contraire (et aussi pour vous la péter et montrer que vous avez un minimum de culture générale).

Juste une petite parenthèse pour finir : contrairement à ce que vous pouvez croire, ce n’est absolument pas Billie Jean King qui a inspirée Mickael Jackson pour sa chanson « Billie Jean ».

Madeleine

#balancetonporc

Depuis peu, un grand mouvement se forme sur les réseaux sociaux : #balancetonporc. Cette gigantesque vague, entretenue par des milliers de personnes révoltées, s’est formée suite à l’affaire Weinstein. Ce producteur hollywoodien avait pour habitude depuis des années de harceler sexuellement des actrices en leur faisant miroiter un rôle dans un de ses films.

Le Tartuffe – Molière

#balancetonporc est un phénomène qui dénonce le harcèlement sexuel. Il consiste, pour les femmes, à témoigner sur les réseaux sociaux de situations vécues par elles. Car malheureusement une femme sur cinq est harcelée sexuellement durant sa vie professionnelle.

Voila pourquoi, lancé tel une flèche, ce slogan est relayé par de nombreux citoyens qui militent, se démènent et combattent auprès des femmes pour lutter contre cette injustice.

 

 

 

 

 

 

 

droit de conduire pour les femmes en Arabie Saoudite

Phto Reuters

Cette nouvelle a été annoncée fin septembre : les femmes vont avoir le droit de conduire en Arabie Saoudite.
Ce droit sera effectif  en juin 2018. Et elles pourront passer le permis sans l’avis de leur tuteur – frère, père ou mari qui s’occupe d’une femme comme si s’était une enfant et décide de sa vie !

C’est une bonne avancée pour elles mais ces femmes se sont battues pour obtenir ce droit. Et si c’est un grand progrès, elles ne peuvent toujours pas faire faire leur passeport, faire des études, travailler sans l’accord de leur tuteur.

D’autre part, le roi Salman leur accorde ce droit avec une idée derrière la tête. Cela arrange ses affaires économiques : face à la baisse des prix du pétrole (et donc à la baisse des revenus de l’état), il a besoin que  tous les habitants travaillent… y compris les femmes. Cela arrange aussi les affaires politiques du roi. Il lui faut des alliés car il est en conflit avec le Qatar. Il faut donc faire bonne impression.

Loulou ; )

 

 

ces femmes culottées- Mae Jemison

Pour ce nouvel article de la rubrique « Ces femmes culottées », je vais vous raconter la vie d’une astronaute, Mae Jemison. A son époque, ce métier était principalement réservé aux hommes, mais elle s’est battue et a réalisé son rêve. Voici son histoire…

Mae Carol Jemison voit le jour le 17 octobre 1956 en Alabama. La petite afro-américaine a peur de tout, du vide, du noir… Alors pour survivre en étant la cadette de sa famille, elle doit être plus agile et plus rusée. A l’école maternelle, elle déclare qu’adulte, elle voudrait devenir scientifique ( pas infirmière, bien sûr, une scientifique comme les savants fous ! ). Mais, malheureusement, le fait d’être une femme noire n’est pas très avantageux pour ce genre de profession, et Mae devra en baver pour y arriver…

Sa famille déménage dans un quartier de Chicago où la guerre des gangs est très présente. Les Jemison vivent entourés de coups de feu et de bagarres. Finalement, ils quittent cet endroit pour s’installer dans un quartier où la jeune Mae est pratiquement la seule noire. Elle s’intéresse à tout et pose tout le temps des questions, mais sa mère, trop occupée, lui dit de se débrouiller toute seule. Pendant son adolescence, en plus de vouloir faire de la danse, elle est passionnée par l’espace. Mais les revenus de ses parents ne leur permettent pas d’acheter un télescope à leur fille. Alors Mae passe son temps au planétarium. En regardant l’espace, elle oublie ses peurs. Elle lit des romans de science fiction, mais dans ces histoires, les héroïnes ne sont ni des noires, ni des femmes. Ses parents l’encouragent à assumer sa position de femme noire, car elle est belle comme elle est.

Martin Luther King est assassiné. La paix n’existe plus en ville. Les policiers ont l’autorisation de tuer des gens. Dans le quartier de Mae, un jeune de 13 ans meurt d’une balle tirée par un membre des forces de l’ordre. Mae ne se sent plus en sécurité. Elle a peur. Mais elle commence à s’énerver, car, même si elle descend d’une famille d’esclaves et que ses ancêtres n’avaient aucun droit, elle vit dans ce pays et elle compte. Elle s’accroche toujours à son rêve de devenir scientifique et, au lycée, elle est très bonne en biologie. Mae réalise un projet de science sur une maladie génétique qui touche beaucoup la population afro-américaine : l’anémie falciforme. Comme d’habitude, sa mère ne l’aide pas, alors la jeune fille appelle le Cook County Hospital pour avoir plus d’informations. Les directeurs de laboratoire lui proposent de venir à l’hôpital. Arrivée là-bas, on l’autorise à observer autant qu’elle veut, mais sans donner de réponses, pour que Mae les trouvent par elle-même. Alors elle cherche, parcourant plein d’articles et en travaillant très dur. A 15 ans, les chercheurs lui parlent comme si elle était l’une des leurs.

Après le lycée, plusieurs universités prestigieuses lui proposent une place, et Mae choisit de faire ses études dans l’endroit de ses rêves, à Stanford, en Californie. 4 ans plus tard, elle est diplômée en ingénierie chimique et en études afro-américaines ( je tiens à ajouter qu’elle pratique aussi la danse africaine, le swahili, le russe et la politique subsaharienne ). Elle va faire des études de médecine à New York, et malgré les obstacles qui viennent du fait que c’est une femme noire d’un milieu modeste, elle réussit à prouver qu’elle est intelligente. Là-bas, Mae travaille BEAUCOUP plus qu’à Stanford, mais cela vaut le coup, car elle part bientôt faire un stage au Kenya et réalise donc un de ses rêves. Mae ne veut plus retourner à New Yok, alors elle propose sa candidature à toutes les ONG qui travaillent en Afrique. La jeune fille est prise aux Peace Corps au Liberia et au Sierra Léone. Sans matériel ni médicaments, elle devra soigner les pires virus hémorragiques. Mais Mae ne veut pas vraiment pratiquer la médecine. Comme la NASA recrute à cette époque là, elle envoie sa candidature, et, un an plus tard, reçoit une réponse positive. Elle va donc à Houston, au Texas pour suivre une formation  EXTREMEMENT physique à la NASA. Mais elle y arrive enfin, et devient la première femme noire à aller dans l’espace. Après 6 ans de missions, elle quitte la NASA et donne des cours d’études environnementales. Puis elle fonde un camp scientifique pour les 12-16 ans.

Un jour, à une convention de fans de Star Trek, on apprend par hasard qu’elle est astronaute. En plus d’avoir été la première femme noire à aller dans l’espace, Mae Jemison est la première astronaute à avoir joué dans un épisode de Star Trek.

Madeleine

ces femmes culottées : Nellie Bly

Pour inaugurer cette rubrique féministe, j’ai décidé de vous faire la biographie d’une journaliste particulière : Nellie Bly. J’ai dit « particulière » parce que ce n’est pas n’importe qui. C’est en effet Nellie Bly qui a inventé le journalisme d’investigation. Voici son histoire…

Elizabeth Colchran voit le jour le 5 mai 1864 au sein d’une famille aisée, à Colchran’s Mills ( son village se nomme comme elle car son père possède la moitié du domaine et des moulins locaux). Elizabeth est née du deuxième mariage de son père, et elle a 14 frères et soeurs. Comme elle s’habille toujours en rose, sa famille lui attribue le surnom de « Pinky ». Elle le montrera plus tard, mais Pinky est l’enfant la plus rebelle et  la plus têtue de toute la fratrie Colchran.

Quand elle a 6 ans, son père décède et sa famille est expulsée et n’a plus d’argent. La veuve Colchran se remarie avec un homme assez riche pour prendre en charge tous les enfants. Mais pas de chance, il est alcoolique et bat sa femme, qui finit par demander le divorce. La justice le lui accorde grâce au témoignage de sa fille Elizabeth, mais la famille se retrouve à nouveau sans le sous. Pinky est obligée de travailler pour aider sa mère. Mais ne pouvant plus payer les frais de scolarité, elle est renvoyée de son école d’institutrices (un des rares métiers alors accessibles aux femmes).

Elle tombe un jour sur un article du « Pittsburgh Dispatch » qui la fait exploser de rage. Le texte est intitulé : « A quoi sont bonnes les filles ». Voici un extrait : « La place d’une fille est à la maison, à coudre, à s’occuper des enfants. Sans quoi, la société s’effondre. Une femme qui travaille est une abomination. » Indignée, elle rédige une réponse assassine au responsable éditorialiste du journal, qui, amusé, publie la lettre et propose à la « mystérieuse petite orpheline en colère » d’écrire pour lui. Elizabeth Colchran se lance donc dans le journalisme, sous le pseudonyme de « Nellie Bly ». Très vite, les lecteurs adorent ses articles qui traitent des conditions horribles dans lesquelles travaillent les ouvriers dans les usines. Mais les patrons des grandes entreprises (qui n’aiment pas qu’on dise  que leurs salariés sont maltraités) menacent de retirer leurs publicités des pages du journal. La rédaction propose donc à Nellie de traiter sur d’autres sujets, comme le jardinage, la couture… C’en est trop pour la jeune femme. Elle démissionne et, avec l’argent qu’elle a gagné, se retire au Mexique en compagnie de sa mère.

Lorsqu’elle rentre aux Etats-Unis, elle demande au « New York World » de l’engager. Le directeur, pour la décourager, lui propose de faire un reportage sur les asiles psychiatriques. Pour pouvoir entrer dans un de ces terribles lieux, Nellie fait semblant d’être folle et elle est envoyée à l’asile psychiatrique pour femmes du « Blackwells Island Hospital ». Elle y découvre des patientes sous alimentées, maltraitées, insultées… A son retour, elle publie son article qui fait la une du journal. Son texte provoque un scandale national. Nellie Bly a inventé le journalisme d’investigation. Elle continue les articles dans ce genre (prisonnières maltraitées, pauvreté…) et rencontre un succès énorme.

Un jour, elle entreprend un projet fou : faire le tour du monde. Elle prend pour tout bagage un petit sac et un parapluie et s’en va. Elle rencontre Jules Verne à Paris, parcourt la Terre en montgolfière, en train, à pied… Elle rentre à New York 72 jours après son départ. On la qualifie de Philleas Fogg (le héros du livre de Jules Verne qui fait le tour du monde en 80 jours).

Elle retourne ensuite s’occuper de sa famille et se marie avec un riche directeur d’usine. Hélas, il meurt et elle hérite de son usine. Nellie met en place tout un tas de réformes dans l’entreprise pour que les salariés aient des meilleures conditions de travail. Elle reprend la plume lorsque la première guerre mondiale éclate. Elle se rend en Europe, au coeur de la guerre, et elle ira jusqu’à écrire dans les tranchées. Elle revient à New York en 1920 et crée une rubrique d’investigation dans son journal.

Nellie Bly meurt d’une pneunomie à 57 ans, en 1922. Tous les ans, le New York Press Club décerne le prix Nellie Bly aux jeunes journalistes les plus audacieux.

Madeleine