ces femmes culottées- mae jemison

Pour ce nouvel article de la rubrique « Ces femmes culottées », je vais vous raconter la vie d’une astronaute, Mae Jemison. A son époque, ce métier était principalement réservé aux hommes, mais elle s’est battue et a réalisé son rêve. Voici son histoire…

Mae Carol Jemison voit le jour le 17 octobre 1956 en Alabama. La petite afro-américaine a peur de tout, du vide, du noir… Alors pour survivre en étant la cadette de sa famille, elle doit être plus agile et plus rusée. A l’école maternelle, elle déclare qu’adulte, elle voudrait devenir scientifique ( pas infirmière, bien sûr, une scientifique comme les savants fous ! ). Mais, malheureusement, le fait d’être une femme noire n’est pas très avantageux pour ce genre de profession, et Mae devra en baver pour y arriver…

Sa famille déménage dans un quartier de Chicago où la guerre des gangs est très présente. Les Jemison vivent entourés de coups de feu et de bagarres. Finalement, ils quittent cet endroit pour s’installer dans un quartier où la jeune Mae est pratiquement la seule noire. Elle s’intéresse à tout et pose tout le temps des questions, mais sa mère, trop occupée, lui dit de se débrouiller toute seule. Pendant son adolescence, en plus de vouloir faire de la danse, elle est passionnée par l’espace. Mais les revenus de ses parents ne leur permettent pas d’acheter un télescope à leur fille. Alors Mae passe son temps au planétarium. En regardant l’espace, elle oublie ses peurs. Elle lit des romans de science fiction, mais dans ces histoires, les héroïnes ne sont ni des noires, ni des femmes. Ses parents l’encouragent à assumer sa position de femme noire, car elle est belle comme elle est.

Martin Luther King est assassiné. La paix n’existe plus en ville. Les policiers ont l’autorisation de tuer des gens. Dans le quartier de Mae, un jeune de 13 ans meurt d’une balle tirée par un membre des forces de l’ordre. Mae ne se sent plus en sécurité. Elle a peur. Mais elle commence à s’énerver, car, même si elle descend d’une famille d’esclaves et que ses ancêtres n’avaient aucun droit, elle vit dans ce pays et elle compte. Elle s’accroche toujours à son rêve de devenir scientifique et, au lycée, elle est très bonne en biologie. Mae réalise un projet de science sur une maladie génétique qui touche beaucoup la population afro-américaine : l’anémie falciforme. Comme d’habitude, sa mère ne l’aide pas, alors la jeune fille appelle le Cook County Hospital pour avoir plus d’informations. Les directeurs de laboratoire lui proposent de venir à l’hôpital. Arrivée là-bas, on l’autorise à observer autant qu’elle veut, mais sans donner de réponses, pour que Mae les trouvent par elle-même. Alors elle cherche, parcourant plein d’articles et en travaillant très dur. A 15 ans, les chercheurs lui parlent comme si elle était l’une des leurs.

Après le lycée, plusieurs universités prestigieuses lui proposent une place, et Mae choisit de faire ses études dans l’endroit de ses rêves, à Stanford, en Californie. 4 ans plus tard, elle est diplômée en ingénierie chimique et en études afro-américaines ( je tiens à ajouter qu’elle pratique aussi la danse africaine, le swahili, le russe et la politique subsaharienne ). Elle va faire des études de médecine à New York, et malgré les obstacles qui viennent du fait que c’est une femme noire d’un milieu modeste, elle réussit à prouver qu’elle est intelligente. Là-bas, Mae travaille BEAUCOUP plus qu’à Stanford, mais cela vaut le coup, car elle part bientôt faire un stage au Kenya et réalise donc un de ses rêves. Mae ne veut plus retourner à New Yok, alors elle propose sa candidature à toutes les ONG qui travaillent en Afrique. La jeune fille est prise aux Peace Corps au Liberia et au Sierra Léone. Sans matériel ni médicaments, elle devra soigner les pires virus hémorragiques. Mais Mae ne veut pas vraiment pratiquer la médecine. Comme la NASA recrute à cette époque là, elle envoie sa candidature, et, un an plus tard, reçoit une réponse positive. Elle va donc à Houston, au Texas pour suivre une formation  EXTREMEMENT physique à la NASA. Mais elle y arrive enfin, et devient la première femme noire à aller dans l’espace. Après 6 ans de missions, elle quitte la NASA et donne des cours d’études environnementales. Puis elle fonde un camp scientifique pour les 12-16 ans.

Un jour, à une convention de fans de Star Trek, on apprend par hasard qu’elle est astronaute. En plus d’avoir été la première femme noire à aller dans l’espace, Mae Jemison est la première astronaute à avoir joué dans un épisode de Star Trek.

Madeleine

ces femmes culottées : nellie bly

Pour inaugurer cette rubrique féministe, j’ai décidé de vous faire la biographie d’une journaliste particulière : Nellie Bly. J’ai dit « particulière » parce que ce n’est pas n’importe qui. C’est en effet Nellie Bly qui a inventé le journalisme d’investigation. Voici son histoire…

Elizabeth Colchran voit le jour le 5 mai 1864 au sein d’une famille aisée, à Colchran’s Mills ( son village se nomme comme elle car son père possède la moitié du domaine et des moulins locaux). Elizabeth est née du deuxième mariage de son père, et elle a 14 frères et soeurs. Comme elle s’habille toujours en rose, sa famille lui attribue le surnom de « Pinky ». Elle le montrera plus tard, mais Pinky est l’enfant la plus rebelle et  la plus têtue de toute la fratrie Colchran.

Quand elle a 6 ans, son père décède et sa famille est expulsée et n’a plus d’argent. La veuve Colchran se remarie avec un homme assez riche pour prendre en charge tous les enfants. Mais pas de chance, il est alcoolique et bat sa femme, qui finit par demander le divorce. La justice le lui accorde grâce au témoignage de sa fille Elizabeth, mais la famille se retrouve à nouveau sans le sous. Pinky est obligée de travailler pour aider sa mère. Mais ne pouvant plus payer les frais de scolarité, elle est renvoyée de son école d’institutrices (un des rares métiers alors accessibles aux femmes).

Elle tombe un jour sur un article du « Pittsburgh Dispatch » qui la fait exploser de rage. Le texte est intitulé : « A quoi sont bonnes les filles ». Voici un extrait : « La place d’une fille est à la maison, à coudre, à s’occuper des enfants. Sans quoi, la société s’effondre. Une femme qui travaille est une abomination. » Indignée, elle rédige une réponse assassine au responsable éditorialiste du journal, qui, amusé, publie la lettre et propose à la « mystérieuse petite orpheline en colère » d’écrire pour lui. Elizabeth Colchran se lance donc dans le journalisme, sous le pseudonyme de « Nellie Bly ». Très vite, les lecteurs adorent ses articles qui traitent des conditions horribles dans lesquelles travaillent les ouvriers dans les usines. Mais les patrons des grandes entreprises (qui n’aiment pas qu’on dise  que leurs salariés sont maltraités) menacent de retirer leurs publicités des pages du journal. La rédaction propose donc à Nellie de traiter sur d’autres sujets, comme le jardinage, la couture… C’en est trop pour la jeune femme. Elle démissionne et, avec l’argent qu’elle a gagné, se retire au Mexique en compagnie de sa mère.

Lorsqu’elle rentre aux Etats-Unis, elle demande au « New York World » de l’engager. Le directeur, pour la décourager, lui propose de faire un reportage sur les asiles psychiatriques. Pour pouvoir entrer dans un de ces terribles lieux, Nellie fait semblant d’être folle et elle est envoyée à l’asile psychiatrique pour femmes du « Blackwells Island Hospital ». Elle y découvre des patientes sous alimentées, maltraitées, insultées… A son retour, elle publie son article qui fait la une du journal. Son texte provoque un scandale national. Nellie Bly a inventé le journalisme d’investigation. Elle continue les articles dans ce genre (prisonnières maltraitées, pauvreté…) et rencontre un succès énorme.

Un jour, elle entreprend un projet fou : faire le tour du monde. Elle prend pour tout bagage un petit sac et un parapluie et s’en va. Elle rencontre Jules Verne à Paris, parcourt la Terre en montgolfière, en train, à pied… Elle rentre à New York 72 jours après son départ. On la qualifie de Philleas Fogg (le héros du livre de Jules Verne qui fait le tour du monde en 80 jours).

Elle retourne ensuite s’occuper de sa famille et se marie avec un riche directeur d’usine. Hélas, il meurt et elle hérite de son usine. Nellie met en place tout un tas de réformes dans l’entreprise pour que les salariés aient des meilleures conditions de travail. Elle reprend la plume lorsque la première guerre mondiale éclate. Elle se rend en Europe, au coeur de la guerre, et elle ira jusqu’à écrire dans les tranchées. Elle revient à New York en 1920 et crée une rubrique d’investigation dans son journal.

Nellie Bly meurt d’une pneunomie à 57 ans, en 1922. Tous les ans, le New York Press Club décerne le prix Nellie Bly aux jeunes journalistes les plus audacieux.

Madeleine

ces femmes culottées…

Nous allons inaugurer une nouvelle rubrique dans le journal… Cette rubrique, que je nomme dès maintenant  « Ces femmes culottées » , va ( vous l’avez deviné ) parler de femmes. Nos articles raconteront la vie de ces femmes fortes et déterminées, qui se sont battues pour prendre leur avenir en main. Pour écrire ces biographies, je m’ inspirerai d’un livre que vous connaissez peut-être : « Culottées », de Pénélope Bagieu. Il y a deux tomes, et les biographies des différentes femmes sont sous forme de B.D.

J’ai vraiment adoré lire ces livres, pour la pointe humoristique, mais aussi parce que je trouve que la cause des femmes est très bien défendue, que l’on se rend compte à quel point leur vie pouvait être difficile et que, même en ayant souffert, elles ont réussi à faire valoir leurs droits. A suivre donc…

Madeleine

Culottées, de Pénélope Bagieu, Gallimard BD

 

« not my president »

500 000-manifestants anti-Trump-à Washington pour défendre les droits des femmes le 21 janvier 2017-photo Jim-Watson-afp

500 000-manifestants anti-Trump-à Washington pour défendre les droits des femmes le 21 janvier 2017-photo Jim-Watson-afp

Vous avez très sûrement beaucoup entendu parler du sujet qui va être traité dans cet article : Donald Trump. Je ne vais pas vous parler du personnage lui même, mais plutôt des conséquences de son élection. En effet, ce milliardaire américain est officiellement le 45e président des Etats-Unis (son investiture a eu lieu ce vendredi 20 janvier). Le sujet de son élection fait beaucoup parler, car le candidat républicain, dont la campagne repose sur des discriminations, a provoqué des manifestations d’une grande ampleur, parfois violentes et c’est le seul président américain qui a suscité autant de scandales alors qu’il vient juste d’être élu… Dans cet article, je vais justement vous parler des nombreuses manifestations anti-Trump qui ont eu lieu aux Etat-Unis et dans le monde.

Déjà avant son investiture, des mouvements ont été organisés. Une grande marche composée de l’Amérique anti-Trump a eu lieu le 20 janvier à Washington. Américains et étrangers étaient venus exprimer leur colère dans cette manifestation, et elle a vite dégénéré, car il n’y avait pas que des pacifistes dans la foule. Des personnes habillées en noir et masquées par une cagoule ont cassé des vitrines, ont lancé des pierres et provoqué des incidents. Les manifestants voulaient montrer leur hostilité envers le nouveau président, mais les policiers ont riposté avec des gaz lacrymogènes.  Ce jour là, plus de 90 personnes ont été arrêtées.

En revanche, lorsque Donald Trump et sa femme ont défilé sur Pennsylvania Avenue, en direction de la Maison Blanche, pro-Trump et anti-Trump étaient rassemblés en silence, et attendaient que la voiture du nouveau président passe à leur niveau. Certains arboraient des pancartes sur lesquelles étaient écrit les mots « Trump is not my president » (Trump n’est pas mon président), mais c’était un rassemblement pacifique, sans conflits ni violences.

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Le lendemain de l’investiture, un mouvement appelé « la Marche des Femmes » (Women’s March) a eu lieu. Durant sa campagne, Donald Trump a tenu des propos sexistes envers les femmes, et elles se sont exprimées. Des centaines de milliers de personnes (des femmes comme des hommes) ont participé au grand défilé qui a eu lieu dans les rues de Washington et d’autres grandes villes américaines. Partout dans le monde, de nombreuses personnes ont approuvé l’initiative. Les participants étaient venus pour protéger leurs droits civiques, qui sont en danger suite à l’élection de Trump.

Enfin, partout dans le monde, énormément de gens se sont exprimés sur Donald Trump, dont l’élection inquiète beaucoup.

Madeleine

 

 

injustices femmes/hommes

16h34

Place de la République, à Paris, le 7 novembre 2016. Manifestation à la suite de l’appel à la grève pour dénoncer les inégalités salariales. Photo Charlotte Gonzalez pour Libération.

Un groupe de féministes (Les Glorieuses) a appelé les femmes travaillant en entreprise à quitter le travail à 16h34 le 7 novembre 2016. Pourquoi ? A cause des différences salariales entre les femmes et les hommes. En effet, le salaire d’une femme est en général équivalent à 81% de celui d’un homme. En comparant leurs revenus annuels, les femmes travaillent donc sans être rémunérées à partir de cet instant. Bien sûr, le salaire des femmes devient peu à peu égal à celui des hommes et cela progresse d’années en années. Mais c’est tellement long, qu’à ce rythme, les salaires des deux sexes ne seront égaux qu’en 2186 !

Beaucoup de groupes féministes se sont créés pour lutter contre les injustices entre les femmes et les hommes. Avant de revenir au sujet du salaire, un peu d’histoire. Pendant très longtemps, les femmes ne travaillaient pas, faisaient le ménage et la cuisine, elles n’avaient pas non plus le droit de voter. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, de nombreuses femmes se sont ralliées à la Résistance, et le général De Gaulle a été obligé de reconnaître que les femmes et les hommes sont égaux en ce qui concerne la politique. Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative adopte le droit de vote des femmes en France. Il y avait 51 voix « pour » et 16 voix « contre ». Le 21 avril suivant, Charles De Gaulle rédige une ordonnance à l’article 17 qui autorise non seulement les femmes à élire, mais aussi à être élues. Malgré cette amélioration dans la vie des femmes, elles subissent, encore aujourd’hui, des injustices, notamment sur le salaire. Voilà pourquoi des groupes féministes ont appelés les femmes à lutter.

Lundi 7 novembre beaucoup de femmes qui travaillent en entreprise ont quitté leur lieu de travail à 16h34. Ceci dans le but de faire parler de cette inégalité, afin de faire réagir la population française. La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, approuve l’initiative mais, elle n’a pas pu partir du ministère à 16h34 !

Je pense que les femmes doivent continuer à se battre pour l’égalité des sexes, elles ne doivent plus être considérées comme « inférieures ».

Madeleine

une fille porte une grille devant les yeux, ça ne vous dérange pas ?

ParvanaEn ce moment, je lis un livre : Parvana.
Je lis les dix premières pages, je continue et, inquiète, je demande à ma soeur :  » Est ce que c’est encore la guerre en Afghanistan ? » Je pose cette simple question naïvement et redoutant la réponse.
On nous dit souvent que dans ces pays-là, c’est la guerre et qu’il y a plein d explosions partout, mais on ne nous dit pas tout.
On ne nous parle pas des interdictions, des talibans, des tchadors, de la prison, des morts, de Kaboul, des légendes, du mode de vie ou des extrémistes.
Je cite ces mots pour les pays et endroits concernés car je ne connais pas les histoires des autres lieux. Je ne suis pas assez informée et je pense que je le devrais.
S’il y a en ce moment, dans le monde, une fille de mon âge, qui, pour aller au marché doit être accompagnée d un homme, porter une grille devant ses yeux et essayer de devenir transparente pour qu’on ne la remarque, je pense que je dois le savoir.
Savoir pourquoi, comment, ou, quand et qui.
Si vous êtes ou n’êtes pas informé sur ce qui se passe en Afghanistan, je vous conseille de lire ce livre, intéressant et bouleversant.

Lucie

Parvana une enfance en Afghanistan, de Deborah Ellis, Livre de Poche

battle « en direct du carreau » – un titre, un article 2

Règle de la battle; On vous donne le titre, à vous d’écrire l’article !

oh les filles

Article 1

Le journaliste avait deux frères et c’est tout. Pour lui les filles étaient un mystère, une énigme, à la vanille et il n’avait jamais compris pourquoi lui aurait été au chocolat. Face à lui, la fille se nommait Patience. Elle semblait sûre d’elle, placide, calme, impressionnante. Il avait beau se souvenir de ce qu’il avait tant fredonné; « j’aime les filles de chez Castel, j’aime les filles de chez Citroën… », cela ne lui était d’aucune utilité. C’était quoi, une fille? C’était féministe? C’était aux cheveux longs? C’était au bord de la mer? Cela devait s’appeler Françoise Giraud, Najat Vallaut-Belkacem, Christine Boutin ou plutôt Dalida, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras ou Julie Gayet? C’était Maman? C’était en mini-jupe? C’était voilée? Il pensa : « Elle me rendent marteau ». Soudain, il vit au-dessus des têtes, la devise de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Il demanda à Patience : « Mais qui es-tu? » OH, LES FILLES, qui êtes-vous?

Geoffroy

Article 2

C’est drôle de constater cette multiplication de remarques désobligeantes vis-à-vis du physique : trop grosse, trop maigre, trop négligée, trop maquillée, trop petite, trop grande… Le problème, c’est quand ces remarques sont « normales », quand on prétend nous laisser vivre librement tout en nous assommant de publicités, de conseils beauté et de magazines spécial minceur. Fais-ci, fais-ça, épile-toi tous les matins en buvant ton jus d’orange sans sucre ajouté et en mangeant tes céréales spécial maigreur. Bon, je caricature, mais vous avez saisi l’idée. Et puis ce matin, j’ai eu une illumination. Et si on acceptait de rejeter les diktats imposés par d’autres? Et si on nous laissait faire ce qu’on voulait, quand on voulait? Vivre, tout simplement?

Oh, les filles, ça vous amuse vraiment de filer de l’argent à des multinationales pour des produits hors de prix et totalement inutiles parce que tout le monde vous répète que ces trois poils dont vous vous fichez sont absolument horribles? Parce que, pour ma part, ça ne m’amuse plus. Du tout. Alors non, je ne fais pas attention à ma ligne, je ne me maquille plus pendant une heure, je ne gâche pas un après-midi par mois à m’arracher la peau à la cire, et je dis « merde » à tous ceux qui me dérangeront. Vous devriez essayer, c’est drôle.

Patience

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