injustices femmes/hommes

16h34

Place de la République, à Paris, le 7 novembre 2016. Manifestation à la suite de l’appel à la grève pour dénoncer les inégalités salariales. Photo Charlotte Gonzalez pour Libération.

Un groupe de féministes (Les Glorieuses) a appelé les femmes travaillant en entreprise à quitter le travail à 16h34 le 7 novembre 2016. Pourquoi ? A cause des différences salariales entre les femmes et les hommes. En effet, le salaire d’une femme est en général équivalent à 81% de celui d’un homme. En comparant leurs revenus annuels, les femmes travaillent donc sans être rémunérées à partir de cet instant. Bien sûr, le salaire des femmes devient peu à peu égal à celui des hommes et cela progresse d’années en années. Mais c’est tellement long, qu’à ce rythme, les salaires des deux sexes ne seront égaux qu’en 2186 !

Beaucoup de groupes féministes se sont créés pour lutter contre les injustices entre les femmes et les hommes. Avant de revenir au sujet du salaire, un peu d’histoire. Pendant très longtemps, les femmes ne travaillaient pas, faisaient le ménage et la cuisine, elles n’avaient pas non plus le droit de voter. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, de nombreuses femmes se sont ralliées à la Résistance, et le général De Gaulle a été obligé de reconnaître que les femmes et les hommes sont égaux en ce qui concerne la politique. Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative adopte le droit de vote des femmes en France. Il y avait 51 voix « pour » et 16 voix « contre ». Le 21 avril suivant, Charles De Gaulle rédige une ordonnance à l’article 17 qui autorise non seulement les femmes à élire, mais aussi à être élues. Malgré cette amélioration dans la vie des femmes, elles subissent, encore aujourd’hui, des injustices, notamment sur le salaire. Voilà pourquoi des groupes féministes ont appelés les femmes à lutter.

Lundi 7 novembre beaucoup de femmes qui travaillent en entreprise ont quitté leur lieu de travail à 16h34. Ceci dans le but de faire parler de cette inégalité, afin de faire réagir la population française. La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, approuve l’initiative mais, elle n’a pas pu partir du ministère à 16h34 !

Je pense que les femmes doivent continuer à se battre pour l’égalité des sexes, elles ne doivent plus être considérées comme « inférieures ».

Madeleine

des migrants libres mais malheureux

709137-migrants1 libe 21 01 2015Photo Aimée Thirion

En lisant le journal Libération, une image m’a totalement arrêté en pleine lecture. Cela parlait de mineurs venant d’Egypte, d’Afghanistan, de Syrie, ayant dû fuir, seuls, leur pays en guerre ou qui vivaient dans des conditions inimaginables pour nous. Certains de ces enfants sont âgés d’à peine 11 ans et ils se retrouvent dans le Nord-Pas-de-Calais avec l’espoir de pouvoir passer en Angleterre sans être vus par les autorités.

Je me suis tout de suite demandé comment ils avaient fait leur voyage, leur fuite. Dans l’article, Nasratullah a 13 ans, il vit dans un fossé, dans un camp que les réfugiés se sont construit. Il pense avoir quitté l’Afghanistan il y a trois mois environ, il  nous raconte son périple extraordinaire : il a marché « une fois quatre jours et quatre nuits d’affilée, dans la chaleur » ; il a utilisé, toujours en se cachant, différents moyens de transport ; il a eu faim et soif, et il s’est fait frapper par un policier.

On peut espérer que ces jeunes atteignent l’Angleterre. Mais nous pourrions aussi les aider pour qu’ils ne soient pas seuls pendant la journée. Et au lieu de rester dans leur campement, ils devraient pouvoir aller à l’école.

Elliot