les rats sont entrés dans Paris

 

Egouts, poubelles, parcs…etc. Dans Paris, les rats sont partout ! D’ailleurs, on peut facilement le remarquer : on voit les rats sortir de leur terrier juste à côté, au square Emile Chautemps devant la Gaité Lyrique. Ils sont estimés à plus de 4 millions dans la capitale, c’est pourquoi la mairie de Paris a décidé d’organiser un programme de dératisation, afin de supprimer les rongeurs. Les rats apportent des maladies et se nourrissent des aliments que nous jetons dans les poubelles.

Ronan et Jeanne

un autoportrait d’invader rue volta !!!

Pendant ces vacances de printemps, nous vous proposons quelques articles publiés par les journalistes du Canard dans LA BATTLE 2017 et que vous auriez pu louper.

Les envahisseurs de l’espace ont attaqué notre quartier !!! Vous en avez sûrement déjà vu de ces mosaïques qui représentent majoritairement des petites créatures du jeu vidéo « space invader ».  La dernière est arrivée il y a deux semaines. Elle est dans la rue Volta, à Paris dans le 3e, à côté du Théâtre du Marais. Selon notre enquête, le papa de ces petits monstres vient la nuit pour coller ses mosaïques, il est toujours masqué, seul ! Parfois, s’il opère le jour, il met un gilet fluo pour se faire passer pour  un ouvrier municipal. Car, ce qu’il fait est interdit par la loi !

Mais nous, on aime ! On les cherche même. Il y a une application, Flash Invader, où l’on doit les prendre en photo pour gagner des points.
Invader, le nom d’artiste du créateur de ces mosaïques, fait aussi des personnages en fonction du nom des rues ou du quartier : s’il y a la Seine, il fera des poissons par exemple.  Gare de l’Est on pourrait imager qu’il crée un train, mais non, il a choisi la tête de Peter Pan !

Rue Volta, c’est unique : il a réalisé, rien que pour nous, un autoportrait où on le voit, son échelle sous le bras, devant un mur avec son masque. La mosaïque vaut cent points sur l’appli  – ce qui est rare. Certains évalueraient ces œuvres à plus de 10 000 euros.
Miss XXX croit avoir croisé l’artiste le 28 février en rentrant du collège Montgolfier à 17h30…

Loulou & Kelkun

une sortie pour les vacances : la gaité lyrique

L’espace jeux video

Ancienne vue de l’extérieur mais moderne à l’intérieur, saviez-vous qu’à la Gaité Lyrique, il y avait un choix de nombreux jeux sur écran et tablette, de nombreux livres et ordinateurs à disposition du public (petits et grands) en accès libre ?

Au premier étage, après avoir déposé votre trottinette (si vous en avez une), vous pouvez aller vous amuser, faire des recherches, travailler, dessiner, vous reposer. L’endroit est confortable, bien éclairé, des prises sont à disposition sur le sol et les murs, des coussins sont utilisables pour s’installer parterre.

Le bar

Si vous voulez prendre un petit goûter, il y a un bar qui donne sur le square Papin. C’est la seule salle de la Gaité qui a conservé son aspect d’origine.

Pour les petits frères et les petites sœurs, il y a toute une programmation appelée Capitaine Futur, mais pour nous collégiens, lycéens et même adultes, il y a aussi des expositions, des concerts, des ateliers. On vous conseille de consulter le site de la Gaité, en cliquant ICI.

Amine

 

à la régie de quartier

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photos Kelyddon et Madeleine

Mardi 3, nous (quelques rédacteurs) sommes allés à la Régie de quartier pour vendre nos journaux (édition spéciale « C’était 2016 », une édition sur papier avec un choix des meilleurs articles de tout 2016). Les maires du 3è et 2è arrondissement ont fait un discours de vœux pour la nouvelle année, la député a également fait un discours. Madeleine et Mathilde ont aussi parlé pour expliquer les progrès de notre journal depuis fin 2015. Nous avons vendu plus de 50 exemplaires ! Merci à la Régie de quartier pour son accueil !!

Loulou & Kelkun 🙂

la canopée, le soi-disant parapluie géant

Photo LP /Philippe de Poulpiquet

Photo LP /Philippe de Poulpiquet

Le journal Libération du 22 novembre nous apprend que la canopée des Halles que nous croyions tous (ou pas) être un parapluie gigantesque ne l’est absolument pas : sous la canopée nous ouvrons quand même nos parapluies puisque l’eau passe par les trous présents dans la carapace et certains commerçants s’en plaignent parce que d’énormes flaques se forment devant les vitrines de leurs magasins. Finalement, peu de temps après l’inauguration, Paris va devoir lancer un appel d’offres de 1,2 millions d’euros en janvier pour reprendre les travaux !

Tao 🙂

les manifestants de république : de braves résistants

Les participants du mouvement Nuit debout, place de la République, à Paris, le 11 avril 2016. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Les participants du mouvement Nuit debout, place de la République, le 11 avril 2016. (Dominique Faget/AFP)

agathe 1

Photo Agathe

Toutes les personnes qui manifestent sur la place de la République ont, au moins, les mêmes motivations sur deux points : provoquer un chamboulement et obtenir le retrait total de ce projet de loi du travail El Khomri. Voici maintenant un mois que des lycéens, des adultes et même des personnes âgées, se battent pour leur avenir…  et le nôtre.

J’ai eu la chance de rencontrer et d’interroger ces « résistants » :

 » Ce qui me motive, c’est d’être là avec d’autres personnes, rencontrer des gens, parler avec eux, faire des actions car je ne suis pas satisfait de la manière dont fonctionne notre société. Je fais partie des gens qui ne veulent pas forcément dormir sur la place mais y passer la journée. Sur cette place,  personne n’est d’accord et c’est bien. Ce qui compte, c’est que l’on arrive à être ensemble même si on n’est pas d’accord «  dit l’homme aux lunettes noires.

agathe 2

La plupart des manifestants de la « Nuit Debout » veulent rester des anonymes. Photo Agathe

Ensuite, j’ai interrogé un groupe de lycéens arrivant tout juste d’une manifestation :

 » On est contre la loi du travail ! Justement, nous revenons d’un parcours : Bergson, Voltaire, où nous avons étés coursés par les CRS, et nous voici maintenant à République ». dit une lycéenne (habillée en noir).
 » Ce qui me dérange, c’est la dynamique d’exploitation et le fait qu’ils veulent toucher au code du travail. Je veux lutter pour mon avenir, et contre la loi du travail « , dit un lycéen en colère.
 » La loi du travail ? je ne suis pas touchée maintenant, mais dans 10 ans…. Tout le pouvoir sera aux patrons et les employés devront se battre, et moi aujourd’hui j’aurais la flemme ? «  explique une lycéenne.
 » Je suis contre car ça ne nous promet pas un bon avenir et ça nous fera travailler pour une misère « ,  raconte une jeune fille.
 » Je suis contre ! ça va niquer notre avenir ! «  explose une lycéenne très en colère.
 » Je trouve cette loi du travail SCANDALEUSE ! Tous les droits iront aux patrons et les salariés n’auront rien ! «  s’offusque un jeune homme scandalisé.
 » C’est inadmissible nous n’avons pas d’avenir, même pour vous les enfants, il faut faire gaffe ! il n’y aura plus de garanties pour les jeunes « , prévient un monsieur qui s’est joint au groupe.
 » C’est profondément injuste : les jeunes n’auront pas de protection, pas de respect !! «  dit un lycéen maquillé de orange.

J’ai ensuite interrogé des CRS sur leur avis car je pensais que, malgré leur travail, ils pourraient partager le même sentiment que les manifestants… mais non ! voici ce qu’ils m’ont répondu :

 » On peut pas vous répondre. On est neutre.
– Et puis, les gens manifestent tout le temps : un jour pour un match de foot, un jour pour un journal… bref, c’est toujours la même chose ! « 

C’était très injuste cette réaction car ils pouvaient nous expliquer leur « neutre attitude » avec plus de gentillesse !

Sinon, les personnes que j’ai interviewées ont été très gentilles et elles semblaient contentes d’exprimer leurs avis sur la situation.

Pour finir, je remercie le monsieur aux lunettes noires , le groupe de lycéens que j’ai interrogés et toutes les autres personnes interviewées (hormis les CRS pour leur manque de collaboration) auxquelles je ne peux pas donner de signes distinctifs.

Nagathetheblues

notre république

Photo Edouard Caupeil, parue dans le journal Libération du 6 janvier 2013

Photo Edouard Caupeil, parue dans le journal Libération du 6 janvier 2013

Les images nous interrogent…

Avant j’allais toujours à la République avec des amis, ce quartier était le nôtre.

Depuis les attentats, à la République, il y a des portraits de ceux qui sont morts, des drapeaux, des pancartes… Les gens lisent ce qui est écrit, le soir ils allument des bougies. Encore aujourd’hui.

J’ai lu les textes que les gens ont écrits, j’ai eu de la peine, j’ai même pleuré.

Ce quartier était le notre, depuis les attentats ce quartier est à tout le monde. La République est à tout le monde.

Lydie