sciences en toutes lettres – à géométrie variable (1)

… Ou comment réduire et augmenter un texte pour en faire de la poésie, comme un peut réduire et augmenter un volume, une distance, une masse.

Réduire un texte : on est parti d’un texte existant (un passage de la nouvelle Mondo de J.-M.-G. Le Clézio), et on a enlevé, retiré, soustrait… jusqu’à arriver à notre court poème – technique qu’on appelle « blackout poetry » – qu’on a illustré. A l’arrivée, comment appeler le poème obtenu : un décitexte ? un centitexte ? En tout cas, un poème graphique !

Augmenter un texte : on est parti là aussi d’un texte existant (un extrait d’Etourneaux (in Beauregard), de Philippe Jaccottet), mais très court : une seule phrase ! Et cette fois au contraire, on a disposé les mots sur la page blanche en les écartant les uns des autres pour libérer de l’espace et on a rajouté, additionné, complété… par nos mots à nous, pour arriver à un nouveau texte poétique. A l’arrivée cette fois, un texte augmenté, donc : un décatexte ? un hectotexte ?


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