le jour d’après

 Salut à toi, cher lecteur de l’autre côté de ton écran,

 Avant-hier, on a été déconfinés, et…

… ÇA NE CHANGE PRESQUE RIEN ! Les lieux publics sont toujours fermés, on ne peut se rassembler qu’en suivant des règles très strictes, on est, pour la plupart, toujours en télétravail… J’ai besoin d’humains (et quand je les aurai, je me plaindrai de leur présence) ! Aujourd’hui, j’ai pu faire un tour avec une amie, mais je l’avais déjà croisée pendant le confinement, donc, intérêt zéro. 

S’il y a bien une raison pour laquelle j’aimerais beaucoup reprendre une vie normale, c’est que je lis moins, confinée, et je ne suis pas la seule. À la place, je regarde des … des… des… je-ne-sais-pas-vraiment-ce-que-c’est sur Internet, ou je dessine. 

Que vous dire de plus? Avant-hier, on a regardé Total Recall, un très bon film de science-fiction. Évidement, les effets spéciaux datent un peu, mais l’histoire nous tient en haleine jusqu’à la fin.

Que les Nargoles soient avec toi, jeune padawan.🖖

Lumos🐈.

bilan… provisoire

Dé-confinés, certes… mais ce n’est pas pour autant que nos vies ont repris leur cours tout-à-fait normal, nous ne savons toujours pas quand nous pourrons retourner au collège ni nous retrouver comme on dit « de visu ».

En attendant (et en espérant que cela arrive vite) nous avons donc décidé de poursuivre nos publications en entamant aujourd’hui le Journal de nos dé-confinements.


Définir cette période floue qu’a été le « confinement » n’est pas facile. Pendant un petit moment, l’humain consommateur s’est presque senti fragile et a fondu comme un oiseau de proie sur le supermarché du coin, se croyant en danger. Puis n’a plus bougé de chez lui, ou alors seulement à la fin de son stock de pâtes. Les preppers ont esquissé un petit sourire narquois en voyant aux infos les rayons de papier toilette vides, et ont ronchonné « Je vous l’avais bien dit… » en s’enfermant dans leur bunker, s’apprêtant à se nourrir de conserves et de biscuits secs en attendant l’apocalypse, réfléchissant déjà à une liste de voisins qu’ils accepteraient peut-être éventuellement de sauver. Les ados ont sauté de joie en découvrant qu’ils avaient leur brevet, sans même l’avoir passé. Les hôpitaux se sont remplis, plus ou moins vite. Les réseaux se sont encombrés, provoquant de plus en plus de plantages, plongeant de nombreuses familles dans le désarroi. Le gouvernement a bredouillé, balbutié, hésité, tenté de rassurer à grands coups de promesses et de masques (qu’on a toujours pas d’ailleurs). Les géants du streaming se sont frotté les mains.

Et moi, dans tout ça ? Le confinement est passé finalement plutôt vite, malgré sa monotonie. Ne voir que mes parents et ma sœur à longueur de journée a été assez difficile. Des promenades quotidiennes ont un peu aidé. Comme on a un bon stock de bouquins / films / chocolat, j’ai survécu. Mais bon. C’était pas la folie. J’ai l’impression d’écouter beaucoup plus de musique qu’avant ; j’ai fini par tomber dans le trou sans fond de la K-pop, mais ai réussi à m’en tirer grâce à une fan aux conseils avisés. J’ai également sombré dans le riche univers de Dune, et souhaité parfois voir un faiseur débarquer et dévorer ce virus afin de nous en débarrasser.

Il y a de fortes chances pour que l’on soit rapidement re-confinés (en me baladant dans le quartier, j’ai croisé quasiment autant de monde qu’en temps normal), mais j’espère que ce ne sera pas le cas.  Dans une quinzaine de jours, je vais me faire charcuter (on va m’arracher la preuve de mon intelligence supérieure et de ma sagesse digne de celle de maître Dayo. Je trouve ça dommage, mais bon, on n’a rien sans rien. Il faut accepter quelques sacrifices pour avoir un sourire sorti d’une pub de dentifrice. Il paraît qu’on va me shooter, que je vais juste faire quelques rêves bizarres et en ressortir avec la tête d’un hamster), événement qui aurait dû avoir lieu deux mois avant. Je me dis que sur une courte période, j’aurai droit à la sortie des nouveaux tomes de mangas pour lesquels je poiraute depuis des mois, alors une petite opération, c’est rien en comparaison. Mais ça me donne vraiment l’impression que c’est fini, que tout va redevenir normal alors que ça va être long, très long.

Azadée


Au Menu du Canard accueille un article d’une rédactrice de Veni, Vidi, Valmy, le journal du collège Valmy.

 

des règles

Cela fait maintenant 56 jours que le confinement a été proclamé par Emmanuel Macron. Cela fait maintenant 56 jours que j’ai constaté une baisse importante de mes libertés et une hausse importante de la suprématie des parents.

Je voulais donc faire un billet d’humeur, pousser un coup de gueule, contre ces libertés abolies, ces activités manuelles et culturelles décédées.

Revenons-en aux faits et à l’historique de ce confinement. Parlons des règles. Au début, les parents nous ont demandé de faire un emploi du temps. Ce que l’on a fait. Mais, ils l’ont changé ! Cela n’avait donc servi à rien ! Ils nous ont dit que nous devions travailler 3 à 4h par jour – ce qui me paraissait encore à peu près normal. Mais, après avoir reçu un mail du proviseur donnant des consignes relatives à la « continuité pédagogique » et au travail scolaire des enfants, ils ont décidé que ça serait plutôt 6 ou 7h. J’ai pleuré, je me suis plaint mais rien n’y a fait. Ils avaient comme seul argument que ça nous ferait 6 ou 7h de « d’occupation ».  Au bout de 3 jours, ils en revenaient cependant à 3 ou 4h et nous donnaient des emplois du temps plus respectueux.

Puis il y eut les vacances, tout était moins strict, plus détendu, c’étaient les vacances quoi. Mais retour à la case départ dès qu’elles furent terminées : 3 ou 4h de travail imposées le matin plus une heure après le repas de midi et, pour la suite de l’après-midi interdiction de tout « électronique », pas une seule dose d’électronique ! Cela voulait dire que, moi qui ai un amour absolu du cinéma je ne pouvais pas regarder de film l’après-midi ? Quelle injustice quand les parents eux-mêmes sont accros à une série qu’ils regardent sans cesse !

Oui, mes parents pensent que sans règles je serais toute la journée sur les écrans, les yeux explosés, les devoirs non faits. En fait, je remarque par exemple que je ne lis presque plus de livres, et le fait d’enlever les règles, d’être libre m’en ferait peut-être lire plus.

J’aimerais bien voir ça : au moins une journée, sans aucune règle, juste pour essayer, car comme dit le proverbe,”qui ne tente rien, n’a rien”.

Camille

obsolescence

Depuis que nous sommes confinés, j’ai totalement perdu l’usage de certains objets. Mes clés prennent la poussière, quelque part (tiens, d’ailleurs, j’étais pas censée ranger ? Je n’ai pas la moindre idée d’où se trouve ce fichu trousseau de clés, il serait peut-être temps de partir à l’assaut du Bazar, avec un grand B, anciennement appelé ma chambre… Mais mon ennemi intersidéral (eh oui .. ! Encore!), la flemme, est toujours là!) ; je n’en ai plus besoin puisque je ne suis pas censée sortir toute seule… Enfin, plus pour longtemps ! (Je croise les doigts…)

Mon passe Navigo m’est également d’une grande inutilité. Je ne sais pas vous, mais là, on peut dire qu’il a été bien rentabilisé cette année (grèves + confinement = clients contents!).

Mon sac à dos traîne comme une âme en peine dans un coin (encore un!) et me fait mal au cœur quand je le vois ; idem pour le carnet, réceptacle des devoirs à faire (mais oui ! C’est peut être pour ça que je suis aussi bien organisée en ce moment : ce machin avait une utilité!).

Quelque chose que je trouve vraiment dommage, c’est de m’être décarcassée pour refaire ma carte de bibliothèque, pour la… euh… troisième fois en deux ans ? Oui, je sais, vous vous dites que je suis super soigneuse, et que je devrais être félicitée pour prendre autant soin de mes affaires. Eh bien, vous avez raison ! Je donne du travail à ces pauvres bibliothécaires, qui s’ennuient depuis qu’on utilise des machines automatisées pour enregistrer les prêts ! C’est pour la bonne cause ! Non, sérieusement, je ne sais vraiment pas comment je me suis débrouillée pour en perdre trois, je crois que je suis dotée d’un grand talent en la matière. Ma mère était convaincue qu’on retrouverait ces cartes perdues, qu’elles finiraient par réapparaître. Et elle avait raison ! On en a retrouvé une dans le Bazar (ma chambre, vous suivez ?) puis une qui s’était cachée sous le canapé. Et la dernière, me direz vous ? Aucune idée. Elle manque encore à l’appel. Maintenant que je suis dotée d’une carte dernier cri (rouge!) permettant d’emprunter en plus des ressources spéciales (dans des bibliothèques spéciales), il a fallu qu’on m’empêche de l’utiliser ! Mais j’attends mon heure et me rabats sur le stock local (mes parents prévoyants ont fait des stocks de livres pour des années…).

Azadée


Confinés mais pas tout seuls ! Au Menu du Canard accueille un article d’une rédactrice de Veni, Vidi, Valmy, le journal du collège Valmy.

 

de la radio, même confinés

Confinés mais pas tout seuls !

Les membres du club lecture du collège Jean Moulin, partagent avec nous leurs impressions sur les romans de Manon Fargetton et le dernier roman de Nathalie Bernard, Le dernier sur la plaine. 

Ils n’ont pas pu enregistrer à Radio Clype en avril, mais ils ont réussi, grâce à un conducteur serré, à leur bonne volonté et leur enthousiasme à enregistrer chacun chez soi leur partie, comme s’ils dialoguaient.

Avec la présentation de leur documentaliste, l’implication de Gwénaële Guillerm et  le montage magique de Margot Leutard, voilà une bien belle réalisation !

totems

Mon animal totem du confinement ?

Le paresseux ? Bravo, l’originalité est présente. Mais c’est vrai que c’est beaucoup plus dur de résister à la flemme quand on est bloqué chez soi…

A part ça, je dirais le pangolin. Déjà, c’est mignon. Ensuite, c’est une bestiole que je trouve assez efficace. En voie de disparition à cause de nous, pour se venger, grâce à son intelligence supérieure, il nous envoie un petit cadeau : le coronavirus. Et boum ! Plus personne. Les humains ont PEUR et restent chez eux, cloîtrés, à manger du chocolat, voir des films, travailler (un peu), procrastiner (beaucoup) et raconter leur trépidante petite vie dans un journal (à moins que ce ne soit juste moi ?). Et surtout, ils arrêtent de pourchasser Pangou et ses copains. (Enfin, remarque, ça c’est pas sûr à 100%. Peut-être que certains continuent…)

Ha ! Je sais ! Le raton-laveur. Très gourmand. Passe son temps à se laver les pattes (d’où son nom) ; ça ne vous rappelle pas quelqu’un ? Quelqu’un qui se balade avec une bouteille de gel dans la poche, et qui se frotte régulièrement les mains avec … C’est vous !

Sinon, je pense que le glouton, ce gourmand, ferait office d’un bon animal totem du confiné : pâtes, chocolat, pain, gâteaux, carottes, chocolat, …

En résumé, mon animal totem du confinement, c’est une bébête mignonne et gourmande se baladant à quatre pattes, (un petit peu) maniaque de la propreté et flemmarde…

Azadée


Confinés mais pas tout seuls ! Au Menu du Canard accueille un article d’une rédactrice de Veni, Vidi, Valmy, le journal du collège Valmy.

Île de France : la question des transports

La date du 11 mai se rapproche à grands pas et il se pose une question : comment va se passer la reprise des transports, et en particulier en Île de France ?

Normalement, en une journée, ce sont 5 millions de voyageurs qui empruntent les transports de la région la plus peuplée de France. Mais avec la crise sanitaire, la fréquentation a drastiquement chuté à, en moyenne, 500.000 voyageurs par jour.

Un accord a donc été trouvé pour éviter une saturation des réseaux d’Île De France Mobilité (IDFM) en étalant les horaires de prise de service pour ceux qui sont dans l’impossibilité de télétravailler, et le port du masque sera obligatoire dans les transports dès le 11 mai.

L’utilisation du vélo est encouragée. En effet, le gouvernement a mis en place une aide de 50€ pour la réparation d’un vélo et des pistes cyclables temporaires seront créées dans certaines communes.

Thomas


Confinés mais pas tout seuls ! Merci à Thomas de On se dit Tout, de continuer à nous tenir informés.

retardataire

Salut à toi, cher lecteur, de l’autre côté de ton écran,

Comme on sera bientôt déconfinés… j’ai décidé de parler des choses à faire pendant le confinement. Oui, je sais, cela n’a aucun sens sur le moment, mais vous serez préparés pour plus tard (vacances?). La joyeuse liste peut commencer :

Vous pouvez… regarder des films (j’espère que vous ne m’avez pas attendue). Évidement, les feel-good movies sont à privilégier, mais un peu d’action n’a jamais tué qui que ce soit (si, les nombreuses baguettes qui ont été cassées sur les tournages d’Harry Potter, entre autres). Je n’aurais jamais regardé autant de films qu’en quarantaine. Dans un précédent article, je vous ai parlé de Thelma & Louise, mais, sans se mentir, les comédies romantiques peuvent se révéler très distrayantes, et mon film préféré, c’est Mamma Mia (je vous avais parlé de la comédie musicale à Londres), probablement car je considère qu’ABBA, c’est la base de la vie… Sinon, vous pouvez re-regarder de purs classiques, chez moi cela équivaut à Star Wars.

Vous pouvez également regarder des séries, là, je n’ai strictement rien de nouveau à vous proposer, choisissant toujours de longues séries.

Vous pouvez lire. Sauf si vous n’aimez pas lire, ce qui est inconcevable dans ma tête, mais je sais que ça existe. Bon, je vous recommande tout d’abord certains de mes classiques type Harry Potter, mais aussi Percy Jackson (dont la réputation n’est pas non plus à faire), Artemis Fowl par Eoin Colfer, La Passe-Miroir par Christelle Dabos, Cherub de Robert Muchamore, ou encore Gardiens de Cités Perdues par Shannon Messenger. Des livres que j’ai découverts plus récemment comme Ryvenn ou Archibald Skye (que je n’ai pas encore fini) de Jupiter Phaeton, une autrice un peu barrée mais géniale, Rock War, aussi de Robert Muchamore, Indiana Teller par Sophie Audouin-Mamikonian (dont je n’ai lu que le premier tome), Les Autodafeurs de Marine Carteron, et d’autres qui n’ont pas encore refait surface dans mon esprit.

Il vous est aussi possible de vous perdre sur internet et de vous retrouver à lire des articles ou regarder des vidéos X ou Y. Moi même, je regarde des vidéos que je n’aurais jamais envisagé de regarder mais qui s’avèrent fort intéressantes (oui, la plupart parlent de livres…).

Bon, voilà à peu près des idées pour survivre aux semaines qui nous restent. Cela peut aussi être assimilé à un rappel de tout ce que l’on a fait ces dernières semaines. Et je crois que cet article touche à sa fin.

Que les Nargoles soient avec toi, jeune padawan.🖖

Lumos🐈

plaisir coupable

Un truc honteux ? Moi ? Non, vous vous faites des idées… Hum… De vraiment honteux, peut être pas. De légèrement régressif, possible.

« A cause de ma sœur », j’ai revu les Aristochats (pour travailler mon anglais bien entendu !) avec plaisir. Voir ces chats se balader en se dandinant avec des oies était assez sympa et le nombre de clichés (sur les Français et les Anglais, mais pas que…) m’a bien fait rire.

Toujours avec ma sœur, j’ai également eu droit à des épisodes de Fame. Les personnages dansent, chantent et courent partout, des catastrophes leur tombent dessus (« Oh non ! Où est passé mon ampli ! ») et les regarder s’agiter du fond de mon canapé en mangeant des carottes (croc, croc, croc) est passablement reposant, je trouve.

Sinon, je suis tombée sur un jeu très intelligent (tout est relatif, hein) consistant à éviter à Baby Yoda de se faire écraser par des cailloux, atteindre son vaisseau et boire des biberons (à l’air louche et légèrement fluorescent). Le pire, c’est que Baby Yoda a une sale tête dessus. J’ai vraiment l’impression de perdre mon temps, c’est terrible. On va dire que ça occupe aux toilettes.

Je suis en train de descendre dans votre estime, hein ? Ne me jetez pas la pierre, je suis sûre que ça vous arrive de perdre votre temps sur des choses très intelligentes, vous aussi. Eh, je vous vois ! Ne vous cachez pas ! Je sais que vous êtes là !

Azadée


Confinés mais pas tout seuls ! Au Menu du Canard accueille un article d’une rédactrice de Veni, Vidi, Valmy, le journal du collège Valmy.